8 avril 2010

Note du webmestre :
Les habitués de SKIER NOUVELLES connaissent bien Martin Smith, fondeur émérite.
Nous continuons à le suivre dans ses aveutures, cette fois sur l’Elbrous.

Ascension du «Toit de l'Europe»

C’est un départ, un vrai, vers le sommet de l’Elbrous !

TERSKOL, Russie – L’expédition vers le sommet de l’Elbrous au profit de la Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau a commencé pour de bon avec le départ de Moscou à destination du sud-ouest du Caucase, plus précisément dans les environs du Toit de l’Europe.

Il faut compter deux heures et demie d’avion en direction sud, vers la frontière de la Géorgie, puis environ quatre heures de route en fourgonnette pour arriver finalement aux contreforts sud-ouest du Caucase, cette chaîne de montagnes qui s’étend sur près de mille kilomètres et compte douze montagnes plus hautes que le mont Blanc.

Plus on approche de notre destination provisoire de Terskol, plus la fébrilité augmente au sein du groupe. Bien sûr, le long trajet entre Montréal et Moscou n’a pas encore été complètement amorti et les petites périodes de sieste se multiplient pendant le voyage.

Mais la vue des montagnes et de la neige (en abondance ici, contrairement à chez nous…) réveille le grimpeur en chacun des membres du groupe.

Pour y arriver, il a d’abord fallu atterrir à Mineralnye Vody, puis quitter la république de Stavropol (dont était originaire Gorbachev), pour ensuite traverser la vallée du Baksan, grenier de blé de la Russie, qui fait la richesse de la république majoritairement musulmane du Kabardino-Balkaria.

Notre fibre de grimpeur amateur a aussi été réveillée par le froid que nous avions oublié pendant notre séjour à Moscou.

Le guide en chef Sasha Lebedev, auteur de 28 conquêtes du sommet de l’Elbrous, nous annonce que la veille de notre arrivée, il a fait moins deux degrés Celsius à Terskol, moins quinze degrés au camp des Barils à 3900 mètres d’altitude et moins 45, en incluant le facteur éolien, au sommet de l’Elbrous.

Dans l’Antiquité, les Grecs voyaient le Caucase comme la limite du monde connu. Pour nous, c’est plutôt le début d’une belle expédition.

En s’installant à l’hôtel Nakra dans le petit bled de Terskol où nous passerons trois nuits, nous réalisons spontanément que notre expédition sera bien plus confortable que celles des deux autres objectifs du projet des Trois Mousquetons de la Fondation Charles-Bruneau.

Crécher dans un hôtel avec tout ce que ça comporte d’avantages est un luxe immense en comparaison avec les nuits successives en tente que vivront les groupes en route pour le Kilimandjaro et le camp de base de l’Everest.

Il faudra aussi se taper quatre nuits au camp des Barils, mais l’électricité, le chauffage et les lits avec matelas qu’on y trouve transforment ces gros cylindres d’acier en résidences plus accueillantes que la plupart des tentes.

N’empêche que la première sortie prévue pour vendredi vers le mont Cheget promet d’être laborieuse avec comme objectif l’atteinte d’une altitude de 3000 mètres dans une neige à hauteur de mollet.

Heureusement, on annonce du beau temps et du soleil.

En prime, nous avons reçu un beau message de Montréal en provenance du jeune Raphaël Hamel, ce jeune patient du Centre de cancérologie Charles-Bruneau qui est jumelé à notre groupe, celui du sommet d’Aramis.

La maman de Raphaël nous a fait parvenir le courriel suivant :

« Bonjour chers membres de l’expédition de l’Elbrous. À défaut de vous avoir salués lors de votre départ, nous avons beaucoup pensé à vous... Je tenais à ce que vous sachiez que Raphaël vous a mis dans sa prière du soir mardi. Effectivement, sans même que nous lui en donnions l’idée, il a dit : “Je demande que l’équipe de l’Elbrous puisse atteindre le sommet de la montagne et qu’ils aient du plaisir pendant l’expédition.” Sachez qu’il est rare que ses demandes ne se réalisent pas ! Je suis maintenant certaine que vous êtes entre bonnes mains... »

Le groupe a ressenti une belle émotion positive en écoutant ce message dans la salle à manger de l’hôtel Nakra. Ça promet pour les jours à venir !

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Note du webmestre :
Rue Frontenac est la publication des journalistes mis en lock-out par la direction du Journal de Montréal, qui continuent, malgré tout, à couvrir l'actualité, pour notre plus grand plaisir.
Plein d’articles au sujet du lock-out.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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