6 avril 2010

Note du webmestre :
Les habitués de SKIER NOUVELLES connaissent bien Martin Smith, fondeur émérite.
Nous continuons à le suivre dans ses aveutures, cette fois sur l’Elbrous.

Moscou sous le soleil en attendant le froid de l’Elbrous

MOSCOU, Russie – La plupart des villes, grandes et petites, deviennent plus belles quand le soleil succède à la pluie, mais bien peu tirent autant avantage de la lumière et du beau temps que la mégapole russe.

Bien sûr, la Place Rouge et le Kremlin sont comme des perles dans un écrin quel que soit le temps qu’il fasse dehors, mais elles deviennent des pierres précieuses brillant de tous leurs feux quand le soleil leur prête sa chaude lumière. Mais le reste de la ville, déjà plutôt gris et terne pour commencer, ne gagne pas au change sous un temps couvert ou sous la pluie.

Notre trio de futurs conquérants de l’Elbrous (on se croise les doigts !) a donc savouré à plein un beau mardi propice à la marche pour une belle visite de cette incomparable forteresse ceinte d’un mur de deux kilomètres et quart de longueur qu’est le Kremlin.

Aussi bien contempler un pays depuis le siège de son pouvoir et le berceau de son histoire avant que de le faire du toit de l’Europe !

Comme bien d’autres Occidentaux, j’avais toujours associé le Kremlin au pouvoir politique et à un formidable régime autoritaire du temps de l’Union soviétique et du communisme. Pour moi, le Kremlin était l’équivalent de la colline du parlement à Ottawa.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un kilomètre carré d’édifices, religieux pour la plupart, tous plus beaux les uns que les autres, à l’exception du fameux Palais des congrès construit par les maîtres de l’URSS pour bien asseoir leur pouvoir.

Heureusement, on passe rapidement devant après avoir pénétré dans l’enceinte gardée par vingt tours toutes différentes – construites à des époques différentes entre 1495 et 1680 - et on se repaît des tableaux architecturaux qui nous attendent au fur et à mesure de la promenade.

Il faut remonter jusqu’au 12e siècle pour retracer l’histoire de cette forteresse qui est finalement devenue le coeur d’une immense ville comptant 14 millions d’habitants.

Chaque église, et elles sont nombreuses, renferme quantité d’icônes, des tableaux religieux devenus de véritables trésors pour la population russe.

Mais le véritable trésor, lui, repose dans le célèbre musée de l’Armurerie, connu à travers le monde pour la richesse de ses collections.

Une visite est un véritable plongeon dans l’histoire grâce à l’accumulation de cadeaux faits aux tsars pendant des siècles par les ambassadeurs d’autres pays européens, grâce aux expositions d’armures et de bijoux tels les célèbres oeufs de Fabergé.

L’or, l’argent, les pierres précieuses, les perles, les tissus les plus recherchés… L’abondance qui règne dans ce musée est telle qu’on s’imagine facilement être entré par mégarde dans la caverne d’Ali Baba.

Malheureusement, toute belle chose a une fin. La découverte de Moscou et de ses trésors s’achève mercredi puisque le reste du groupe de l’Elbrous arrive de Montréal.

Tout le monde se rejoint à l’hôtel Soyouz, un bon point de rendez-vous puisque le nom donné aux vaisseaux spatiaux habités russes nous rappelle que nous entamerons sous peu une expédition qui nous mènera sur le toit de l’Europe.

Moscou est bien plus belle sous le soleil mais il est grand temps que l’aventure commence pour vrai…

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Note du webmestre :
Rue Frontenac est la publication des journalistes mis en lock-out par la direction du Journal de Montréal, qui continuent, malgré tout, à couvrir l'actualité, pour notre plus grand plaisir.
Plein d’articles au sujet du lock-out.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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