14 avril 2010

Note du webmestre :
Les habitués de SKIER NOUVELLES connaissent bien Martin Smith, fondeur émérite.
Nous continuons à le suivre dans ses aveutures, cette fois sur l’Elbrous.

Ascension du «Toit de l'Europe»

Derniers préparatifs avant la tentative sommitale de l’Elbrous

CONTREFORTS DU MONT ELBROUS, Russie — Les derniers préparatifs avant la tentative sommitale de l’Elbrous ont été à la fois exigeants et encourageants pour les onze membres du groupe de grimpeurs québécois en route vers le Toit de l’Europe au profit de la Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau.

La journée de mardi était primordiale dans la progression de l’acclimatation, car la longue sortie vers les rochers Pastukhov à une altitude de 4800 mètres assurait de mettre toutes les chances de notre bord en route vers le sommet à 5642 mètres.

Faire cette dernière longue sortie dans de belles conditions est déjà un beau défi, mais le faire dans le vent, le froid et avec de la neige à hauteur des genoux est devenu une expérience brutale.

Un membre de l’expédition a dû faire demi-tour à environ 300 mètres du petit cratère qui constituait l’objectif final de la journée, mais personne ne s’est rendu au bout car tous les autres membres, à une ou deux exceptions près, étaient en train de puiser dans le fond du fond de leur réservoir d’énergie.

Pour ma part, j’étais si vidé que j’en étais rendu à être convaincu que je ne réussirais jamais à atteindre le sommet.

Heureusement, Serge Dessureault, le leader de l’expédition, a jugé que continuer à pousser ses protégés pour ajouter cent derniers mètres à l’acclimatation alors qu’ils étaient exténués ne valait pas l’investissement.

Des cris de joie ont accueilli cette décision car après six heures d’ascension très pénible, la perspective d’entamer la descente où les forces reviennent à mesure que l’altitude descend pouvait se comparer à entendre la fraise du dentiste arrêter pendant une procédure de traitement de canal…

Autre signe qui n’a pas menti sur l’état des troupes dans les circonstances de cette dernière longue journée de préparatifs : les conversations qui s’étaient limitées à l’extrême minimum depuis une bonne heure ont repris de plus belle dès que le cap a été mis sur le bas de la montagne et notre refuge des barils.

De retour en bas en fin d’après-midi et après un souper frugal, l’arrivée du sommeil n’a pas tardé et il s’est révélé très réparateur.

La journée de mercredi, réservée à un court exercice de marche avec coques et crampons, puis de chute libre dans une pente avec piolets pour seul frein, a fini de rétablir le moral des troupes.

Une longue sieste en après-midi a rajouté le glaçage sur le gâteau en vue d’un départ au milieu de la nuit.

La galerie de photos.

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Note du webmestre :
Rue Frontenac est la publication des journalistes mis en lock-out par la direction du Journal de Montréal, qui continuent, malgré tout, à couvrir l'actualité, pour notre plus grand plaisir.
Plein d’articles au sujet du lock-out.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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