4 décembre 2001
Afin de résoudre le "scandale" de l'équipe de relais masculine
Ski de fond Canada s'est réfugié derrière ses règlements pour refuser une dernière chance de qualification au relais olympique à un groupe de fondeurs québécois mais est fin prête à voir sa décision renversée par un arbitre indépendant.

| Des articles de Martin Smith |
Le président Léopold Nadeau est allé encore plus loin lors d'une conversation téléphonique hier en soirée quand il a mentionné être en communication avec le bureau du Secrétaire d'État au Sport amateur et avec le Centre canadien pour l'éthique dans le sport afin d'accélérer l'application de la procédure.
«Nous devons vivre avec les ententes signées avec nos partenaires et nous devons faire preuve de la plus grande équité possible dans nos décisions, a souligné Nadeau. Voilà pourquoi il ne nous était pas possible d'inscrire l'équipe de relais incluant Guido Visser et Dominic Gagnon à la Coupe du monde de Davos.»
Nadeau dit avoir consulté les membres du comité haute performance ainsi que du conseil des athlètes de Ski de fond Canada et avoir reçu un appui presque unanime face à cette décision.
«Cependant pour faire preuve de la plus grande ouverture possible, nous sommes prêts à passer outre à tous les modes internes d'appel pour aller directement face à un arbitre indépendant», a-t-il affirmé.
«Scandale", selon Visser
Cette prise de position fait suite à ce que le fondeur québécois Guido Visser, qui avait ravi les médias québécois par ses commentaires hilarants lors des Jeux olympiques de Nagano, a décrit comme un «scandale».
«On a tout fait sauf remplir à la lettre le critère exigé pour envoyer une équipe de relais sur le circuit de Coupe du monde, mais on refuse quand même de nous laisser tenter une ultime chance de qualification en vue des Jeux de Salt Lake.»
À moins de deux mois du début, de ces 19es Jeux d'hiver, Donald Farley est le seul fondeur masculin canadien qualifié. Pour ce faire, l'athlète de Lorraine a rempli le critère exigé pour une qualification aux épreuves individuelles de ski de fond à deux reprises au cours des deux dernières saisons.
Dans le cas du relais, une seule performance avec un chrono se situant à moins de 95,95 % de celui de l'équipe gagnante d'une épreuve de Coupe du monde est suffisante pour ouvrir la porte des J.O. à une équipe canadienne.
Les fondeuses du Canada, regroupées derrière la formidable Becky Scott, ont signé un tel résultat.
Depuis près de trois ans, les hommes n'ont pas été capables d'imiter leurs coéquipières mais une ultime branche leur est tendue à Davos, en Suisse, lors du week-end des 15 et 16 décembre.
Deux atouts jouent en faveur des Canadiens lors de ce relais qui comprend deux boucles de l0 km en style classique et deux de même distance en style libre.
D'une part, les nombreux pays européens déjà qualifiés pour le relais olympique risquent de déléguer une équipe «B» à Davos. D'autre part, les fondeurs européens auront brûlé bien de l'énergie la veille du relais en participant à une épreuve individuelle de 30 km.
«On veut tellement avoir cette chance qu'on a payé nos billets d'avion pour l'Europe de notre poche», souligne Visser.
Deux problèmes de taille surgissent pour contrecarrer les plans de Visser et et ses coéquipiers.
«Ils n'ont pas rempli les critères de base pour être inscrits en Coupe du monde», indique Nadeau.
«D'autre part, selon leur plan, les biathloniens Jean Paquet et Steve Cyr seraient intégrés à l'équipe car ils maîtrisent mieux la discipline du pas de patin. Or, ils n'ont participé à aucune course de sélection. Leur présence serait inéquitable pour un tas de fondeurs qui ont suivi les règles du jeu.»
Le temps presse. Il ne reste que onze jours avant Davos et 64 avant Salt Lake City...
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