Coup double pour Danilo Wyss et déjà 4 maillots pour la BMC

Daniel FERTIN

Saint-Georges, le 9 juin 09 - La formation helvetico-américaine BMC était venue en Beauce, on le savait, avec des ambitions, ambitions dues à son rang de seule équipe continentale professionnelle sur l'épreuve. Le suisse Danilo Wyss, en remportant à la fois la première étape, le maillot jaune et le maillot blanc à Lac-Etchemin n'a en rien contrarié les plans que le manager général, John Lelangue, présent sur le Critérium du Dauphiné Libéré, avait pensé.

Ce matin, au départ de Lac-Etchemin, sous une température plus frisquette que récemment, seulement 11 degrés, c'est finalement un peloton de 96 coureurs qui a pris le départ, suite au forfait de dernière minute d'Owen Harrison (Canada) et de James Duncan (DLP). Tous les enfants des écoles étaient venus donner un air supplémentaire de fête au Tour, qui fête ses 24 ans.

Dès le départ, un coureur de chez Trek Livestrong donnait le ton d'une journée qui allait être marquée par l'offensive. Très vite repris, il fallait attendre le kilomètre 16 pour voir la première échappée prendre forme sur une des très nombreuses montées de la journée. D'abord 7 puis 10 tentaient de prendre la poudre d'escampette à la sortie de Saint-Odilon vers Saint Benjamin, mais sous l'impulsion des équipes non représentées, et elles étaient nombreuses, à l'avant, les espoirs des fuyards furent rapidement vains. Tout était à refaire. Pendant ce temps, on notait le premier abandon du jour en la personne de Shane Kane. Aussi vite le premier sprint de la journée voyait Raymond Kreder (Felt Holowesko Partners Garmin) l'emporter devant Chad Beyer (BMC) et Darwin Atapuma (Colombie).

Une seconde échappée sérieuse repartait alors aussi vite avec 15 coureurs de 10 équipes différentes, un bien joli breakaway, mais il manquait les BMC, les Trek et les Garmin. Une échappée donc vouée à l'échec. Très loin derrière, Antoine Matteau se battait seul devant la voiture balai pour finalement « mettre la flèche » au kilomètre 50. 42 kilomètres étaient parcourus dans la première heure.

Le point décisif de la journée allait se matérialiser quelques temps après la première heure. D'abord 9 hommes, Ben Day et Bernard Sulzberger (Fly V Australia), Derrick Saint-Johns (Garneau), Guy East (Trek), Scott Zwizanski (Kelly Benefit), Ryan Roth (Planet Energy), Christopher Jones (Team Type 1) et Chad Beyer (BMC) prirent très rapidement 20 secondes sur un peloton où ne roulaient que les Garmin. Cependant, Darren Lill (Trek), le leader du classement continental africain, et Danilo Wyss (BMC) rejoignaient assez finalement les 9 fuyards. Le second sprint était alors remporté par Bernard Sulzberger.

Derrière, bien sûr, les Garmin faisaient tout le travail, mais étaient bien seuls. L'écart évoluait dans un sens puis dans un autre, mais les hommes de Chann McRay ne parvenaient pas à boucher le trou.

Sous les applaudissements des enfants de Sainte Justine au km 64, les échappés sont 35 secondes devant. Derrière, dans le peloton, Matthew Bell a des soucis mécaniques et parvient à force de volonté à revenir sur un peloton qui n'a pas abdiqué. Au bout de 2 heures de course, tout le monde travaille dans l'échappée, personne ne refuse ses relais, l'écart monte même à 3 minutes 3 secondes au pied du second GPM. Ce GPM est remporté par Chad Beyer, devant Christopher Jones et Scott Zwizanski.

D'abord 7 coureurs sortent du peloton, puis 25 mais au troisième GMP tout est pratiquement rentré dans l'ordre. Les onze sont toujours devant. Chad Beyer endosse définitivement son maillot à pois en passant en tête devant Scott Zwizanski et Ben Day au dernier classement de la montagne du jour. Le suspense de la dernière heure de course allait être de savoir si les 5 allaient revenir sur les 11.

Les 2 Colombiens s'échappaient du groupe seuls et tentaient dans les dernières bosses de revenir. À 25 kilomètres du fil, ils n'étaient plus qu'à 1 minute 30 secondes. Ils revenaient progressivement, même plus vite que le groupe dont ils s'étaient extraits. Dans les quelques lignes droites, on pouvait même les voir, mais l'écart était encore, malgré tout, à 1 minute 50 secondes à 15 km.

Devant, l'entente entre les 11 continuait à être parfaite. Les relais se succédaient très correctement, quelques attaques se faisaient, mais c'est finalement un petit groupe de 6 qui se présentait au bas de l'ultime descente pour se disputer le sprint. La suite, on la connaît.

La BMC, en plus de l'étape, remportait donc le maillot jaune, le maillot blanc des sprints alors que Chad Beyer, son équipier, lui, sera habillé en blanc à pois rouge, mais aussi avec le rouge du meilleur jeune.


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