photo : Daniel Fertin

La poisse mais le courage
pour Vincent Veilleux
sur la Boucle de l'Artois

Daniel FERTIN

Un peloton international était au départ de la première étape de la Boucle de l'Artois ce vendredi à Hesdin dans le Pas-de-Calais. Au sein d'une équipe britannique, qui avait fait le voyage depuis Liverpool, nous avons pu jaser avec Vincent Veilleux qui disputait là sa première course sur le continent. Au milieu de ses 3 coéquipiers anglais et de l'Ontarien Alex Bhogal, Vincent attire les supporters alors que les plus férus de cyclisme lui demandent s'il est de la même famille que David ! « C'est un cousin éloigné » répond-il avec le sourire.

Depuis le 20 janvier le coureur, originaire de Québec, court donc sous le maillot Kinessis du nom d'une marque de vélos anglais. « En fait tout a commencé au Tour de Tobago l'an passé, j'étais parti au soleil avec un copain pour m'entraîner et j'ai noué les premiers contacts là-bas car mon intention était de venir apprendre le cyclisme en Europe » nous avoue celui qui désormais suit ses cours par correspondance.

Après un stage de début de saison en Espagne, il a déjà participé aux principales et belles épreuves du calendrier cycliste professionnel au Royaume Uni. « Pour le moment j'apprends et j'en profite pour améliorer mon anglais » continue-t-il en constatant que les courses sont plus longues qu'au Québec et qu'il existe ici un réel travail d'équipe pendant la course. « Tout est différent, même le ravitaillement » ajoute celui qui courait l'an passé sous le maillot de 2peers.com.

Alors que les 25 équipes (de 5 ou 6 coureurs) se préparaient sur la place, Chris Truett, le Directeur Sportif de Vincent, assistait lui à la réunion des Directeurs Sportifs et surtout attendait avec impatience son numéro dans la file des voitures. 25ème voiture sur 25 ! Tout incident allait avoir pour les 5 Kinessis de graves conséquences.

Vincent se prépare, dossards, massage, passage sur le podium de signature où dès la seconde étape il devrait retrouver Daniel Mangeas la « voix du Tour ». Au cours de ses préparatifs Vincent m'annonce, une exclusivité pour les Vélonouvelles, que son équipe UCI continentale sera présente, avec lui bien sûr, au départ du Tour de Beauce le 9 juin prochain. « Ensuite je resterai un peu là-bas pour participer chez moi à Québec aux Championnats nationaux » annonce-t-il encore.

En attendant il retrouvera Magnus Backsted (vainqueur de Paris-Roubaix qui aurait du être sur le vélo à Hesdin mais qui a finalement choisi le volant de la voiture de son équipe) sur une très belle et longe classique anglaise avec des secteurs pavés, l'East Midlands Classics.


Vincent Veilleux et Frank Vandenbroucke, vainqueur du contre-la-montre du 4 avril
photo : Daniel Fertin

Sur la ligne de départ Vincent se trouvait juste à côté de Frank Vandenbroucke fort en vue sur cette première étape et vainqueur du contre-la-montre du lendemain matin. Un heureux présage ?

Des pavés justement, il y en avait aussi à Auxi-le-Château dans une sévère, courte et très étroite bosse à 20 kilomètres du départ. Dans une telle côte les coureurs ne peuvent passer qu'à deux de front, certaines habitués la montent même en courant sur le trottoir le vélo sur l'épaule !


photo : Daniel Fertin

Vincent est passé dans le peloton, il était bien mais sur le plat qui suivait il a constaté un bris mécanique qui lui empêchait toute progression.

Rappelez-vous 25ème voiture, son Directeur Sportif, bien que prévenu, dut attendre son tour dans la montée, les motos de commissaire, l'ambulance, la Direction de course... A 20 kilomètres du départ tout était fini pour Vincent qui toutefois, sur un vélo de rechange, tenait à finir l'étape avec un groupe d'attardés alors que les cérémonies protocolaires se terminaient à Bapaume.


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