photo : Guy Maguire, info@veloptimum.net
Réunion d´équipe chez Volkswagen Specialized le 11 août 2009

Josée, telle que vue par ses coureurs

Daniel FERTIN

La nouvelle coordonatrice route, piste et paracyclisme à la FQSC commence ce jour sa nouvelle carrière. Sylvain Richard vient juste de finir son passage au stade olympique, pour marquer cet événement nous avons contacté certains cyclistes qui ont couru dans les différentes équipes de Josée.

Tout au long de nos discussions, ce qui revient immédiatement dans les souvenirs des coursiers c'est le sourire permanent de leur ancienne « patronne ». Tous n'ont que des bons souvenirs, aucun ne nous a cité un mauvais moment même en insistant auprès d'eux. Certes il y a bien eu de légères bouderies pour quelques uns mais à chaque fois ils reconnaissent que c'est finalement Josée qui avait raison bien souvent.

photo : Guy Maguire, info@veloptimum.net
Josée Robitaille et une partie des troupes lors de la Coupe de la Paix le 22 juin 2008
photo : Guy Maguire

Mais pourquoi avoir choisi de faire un bout de chemin dans les équipes de Josée ? Là encore la réponse demeure la même pour tous. « L'attirance d'une équipe bien structurée et bien organisée » nous assure Martin Gilbert, alors que Jean-Francois Laroche évoque dans le même domaine « la place du développement, de la formation » et que Guillaume Boivin est arrivé chez Volkswagen par « la notoriété de l'équipe et les années d'expérience au sein de l'une des plus belles équipes au Québec ».

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Josée Robitaille et Martin Gilbert lors de l’étape de Québec du Tour de Beauce 2009
photo : Daniel Fertin

Pour François Parisien le passage était quasiment obligatoire. « Je voulais passer pro et c'était la meilleure équipe, ils avaient un bon programme et beaucoup de courses aux USA ». Pour Charles Dionne le chemin n'a pas été tout à fait le même. « Si j'ai réussi, c'est en grande partie grâce à Josée. Elle est venue me chercher à la fin de mes années junior. Elle m'a fourni vélo, lunettes, casque et accès aux grandes courses des États-Unis. Elle m'a supporté financièrement et m'a même hébergé chez elle à plusieurs reprises » confie l'ancien coureur du Pro-Tour.

Ceux que Josée a dirigé alors qu'ils étaient jeunes parlent souvent d'elle en employant le mot Maman, « notre seconde maman », « notre maman du week-end » mais tous sont d'accord sur la très bonne ambiance qui régnait au sein de la formation. François Parisien évoque par exemple le condo de l'équipe à Bromont, un condo que Josée avait trouvé grâce à un gros commanditaire. « On y vivait là en famille, c'était bien pratique pour l'entraînement ». Martin Gilbert lui se souvient de la gang d'amis qui avaient du plaisir à se retrouver. « Josée avait aussi la capacité de faire qu'on avait du plaisir à se retrouver à chaque fin de semaine, elle m'a donné le goût de de continuer de faire du vélo » admet maintenant l'Olympien de Châteaugay qui est rejoint en ce sens par Charles Dionne qui se rappelle « du désir de gagner de Josée, mais surtout d'exploiter et d'aller chercher le meilleur de chaque coureur ».

Bien sûr les anecdotes ne manquent pas chez les jeunes ou anciens jeunes ! Jean-François Laroche se souvient par exemple d'une course à Chicago où il ne faisait pas encore partie de l'équipe mais où il avait été malgré tout invité « une course et une expérience incroyable, des sprints intenses et beaucoup de dollars ». L'année suivante le Champion des Mardis de Lachine 2008 signait dans l'équipe, bien sûr.

Charles Dionne cite lui cette anecdote qui résume un peu l'aspect formateur de Josée : « c'est en 1998, au Tour de Toona aux États-Unis. J'ai 19 ans, je dors tout le temps et je suis un peu amorphe sur le vélo. Je suis dans l'auto avec Josée pour se rendre à la course et elle décide que c'était assez. Josée m'a brassé la cage. Elle m'explique que les courses de vélo se gagnent en avant du peloton. Elle disait que je pouvais gagner la course ou du moins, que je devais essayer. Elle n'était pas contente, la Madame, ce matin-là. J'ai écouté Josée, je suis parti dans une échappée à 4 coureurs toute la journée pour ensuite gagner le classement général du tour ».


Josée Robitaille et ses coureurs le 21 août 2001
photo : Guy Maguire ©

Le résumé de la personnalité de cette passionnée de sport selon Jean-François Laroche est le même pour tous, « toujours de bonne humeur ». Mais selon Guillaume Boivin mais quand elle parlait « la bande de morveux » écoutait, se remémore le récent vainqueur des Mardis cyclistes 2009. C'est une mère pour ses athlètes « elle les bichonne, elle est capable de lever le ton quand il le faut, mais elle ne veut que du bien pour ses jeunes, comme elle dit » évoque François Parisien, avec une pointe de nostalgie.

Cependant tous concluent en insistant sur le même mot, Merci Jo!


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