Les Colombiens raflent presque tout au sommet du Mont Mégantic

Daniel FERTIN

Saint-Georges, le 11 juin 09 - La troisième étape du Tour faisait peur à la grosse majorité du peloton et le mont Mégantic était le sujet de conversation de bien des coureurs québécois sur le stationnement de l’hôtel LeGeorgesville. Simon Lambert-Lemay (Équipe du Québec) n’avait jamais monté Mégantic, alors que, de son côté, François Parisien (Planet Energy) se souvenait qu’il avait fini second en 2006 et 9ème l’an passé. Diverses stratégies sont envisagées par les équipes, mais une formation, la Colombie, fait peur à tout le monde.

Dès le départ un Trek Livestrong tente de s’échapper, mais il est vite repris. François Parisien (Planet Energy) lui aussi tente le breakaway, d’abord seul, puis ensuite accompagné par le Mexicain Aldape (Team Type 1), déjà en vue il y a quelques années en Beauce, et par William Munoz (Colombie). Echappée sans beaucoup de succès.

Quelques kilomètres plus loin, 10 hommes, puis 9 autres pourraient former un bon groupe au sein duquel on retrouve entre autres les Québécois Lacombe et Parisien, Dionne (Fly V Australia) et David Veilleux (Kelly Benefit). Le premier sprint au km 28,5 est remporté par Charles Dionne (Fly V Australia), devant Chad Beyer et Antonio Cruz (BMC Racing). Un peu plus loin, au km 53, Charles Dionne (Fly V Auistralia) et son coéquipier italien Alessandro Bazzanna reçoivent l’ordre de se relever pour assister le leader de l’équipe australienne Ben Day. A partir de ce moment l’entente n’est plus parfaite, François Parisien est le premier à s’en rendre compte et capitule dans une bosse. Le peloton n’accepte plus l’échappée et San Bewley (Trek) en décide autrement, il tente l’aventure seul.

A son initiative une autre échappée va repartir, François Parisien (Planet Energie) l’accompagne encore, mais compte tenu de ses efforts précédents, il doit lâcher très vite prise. Rapidement ce sont 20 coureurs qui reviennent sur San Bewley (Trek) et qui composent maintenant l’échappée, qui ne sera jamais revue. Au sein de ce groupe on retrouve les coureurs les plus en vue du moment et, surtout, la quasi-totalité des grosses écuries est présente. Un début de sélection se fait par l’arrière et ils ne sont plus que 17 à 20 km de l’arrivée, avec 2 min d’avance sur le peloton. A 15 km du sommet une chute projette à terre le Letton Smukulis (Latvia), il remonte sur un nouveau vélo pour finir l’étape avec courage à une très honnête place, compte-tenu de ses ennuis successifs.

Ce sont donc 16 coureurs qui passent la barrière de l’entrée du mont Mégantic. Dès le premier virage, les deux Colombiens étirent le groupe, affichant une fois de plus leurs intentions. C’est Sergio Henano qui attaque le premier et qui prend immédiatement une cinquantaine de mètres sur ses anciens compagnons. Darwin Atapuma s’évade ensuite du groupe pour rejoindre son compatriote. Les deux Colombiens se détachent irrémédiablement. Très rapidement, ils disparaissent de la vue de leurs poursuivants. Sur le fil, Darwin Atapuma bat finalement son équipier Sergio Henao et il faudra attendre 1 minute 19 pour voir arriver le troisième, Neil Shirley (Kelly Benefit). Raphaël Gagné (équipe du Québec) qui nous vient du vélo de montagne, achève cette traditionnelle étape au premier rang des Québécois, 30e de l’étape.

Sergio Luis Henao (Colombie) s’habille de jaune, Danilo Wyss (BMC Racing) reste en blanc comme meneur du classement par points, alors que les autres maillots passent de la formation helvète BMC à l’équipe colombienne dirigée par Jenaro Leguizamo, le maillot du roi de la montagne passe à Darwin Atapuma et celui des jeunes, à Sergio Luis Henao. Les petits grimpeurs colombiens n’ont pas loupé le mont Mégantic.


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