Au départ de la Nokere Koerse le 19 mars 2008
photo : Daniel Fertin

La marche est haute

Daniel FERTIN

Quelques temps après son retour au pays, Véloptimum a fait le point avec Joël Dion-Poitras.

Le seul Québécois du récent séjour en Europe de l'équipe continentale Team RACE PRO reconnaît que de l'autre côté de l'Atlantique se trouve la « vie du vélo » et il admet que la marche est haute entre les deux cyclismes. « Si je reviens cette année ou l'an prochain, je sais à quoi m'attendre » poursuit-il. Selon lui la grande différence entre les deux pelotons réside dans le bassin des coureurs, en remarquant que « dans un pays géographiquement petit comme la Belgique il peut y avoir 3 ou 4 courses Elites ou Amateurs la même journée, avec 200 coureurs au départ ! » s'exclame-t-il.

Mais la différence ne réside pas que là, et là il rejoint tous les coureurs québécois que je côtoie depuis plusieurs années. Il note ainsi la vitesse et le vent (et il est vrai que nous n'avons pas été gâtés dernièrement au niveau de la météo, par contre, nous n'avions pas de neige, nous !!!). Pour ne pas se faire piéger dans ce genre d'épreuves, il a maintenant compris à quel point le positionnement est important dès le départ donné. « En Europe, peu importe ton maillot, Pro Tour ou maillot noir, tu dois constamment te battre pour ta place et t'imposer, il n'y a jamais de cadeau » constate celui qui a décidé cette année de suivre les conseils du plus Européen des coureurs Canadiens et quatrième du Tour de France 1988.

Le coureur cependant ne fait pas tout, un bon artisan a toujours de bons outils, dit-on en France et pour Joël l'outil est bien évidemment le vélo. En Belgique, pays de connaisseurs, j'ai remarqué que de nombreux amateurs de beaux « bijoux » se tournaient vers les Argon 18 de l'équipe de Steve Bauer que Joël apprécie particulièrement en termes élogieux pour cette jeune entreprise québécoise : « Cette compagnie a une super vision et tente par tous les moyens d’innover et d’améliorer chaque année leurs produits afin d’être un leader dans cette industrie, on en a la preuve avec leur nouveau produit de contre la montre : le E -114, une merveille ! »

Rentré plus tôt que ses équipiers puisque non retenu pour le Tour de Normandie, le coureur de Cowansville s'attendait finalement à cette décision de son Directeur sportif qui cependant tenait à voir tout le monde évoluer dans un peloton européen. « Team RACE PRO ne voulait pas non plus me brûler et c’est loin d’être une mauvaise chose, la saison est longue et mes objectifs ne sont qu’en juin » avoue lucidement l'ancien Champion de cyclo-cross qui préfère bien naturellement favoriser le long terme en reconnaissant aussi que les conséquences de sa spectaculaire chute du GP de Lillers étaient plus morales et psychologiques.

Justement, dans cette optique, il a repris depuis son retour « l'entraînement et encore l'entraînement » pour un programme non encore déterminé à 100 % où il faudra compter avec son niveau de forme. « Pour le mois d'avril, il s'agira essentiellement de courses nationales » nous conte-t-il avant de conclure sur les images fortes de son récent séjour européen, « c'était à Nokere mais aussi la chance que j'ai eue de courir sur les célèbres monts des Flandres ».


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