Bruno Langlois, vice-champion canadien de course sur route en 2008
photo : Rob Jones, Canadian Cyclist Tous droits réservés
Bruno Langlois : mes meilleures années sont devant moi

Daniel FERTIN

A 29 ans Bruno Langlois sait la chance qui lui est donnée de retourner sur le circuit professionnel. Il avoue que c'est nouveau départ avec une motivation plus grande : « Je crois que mes meilleures années sont devant moi et je compte bien le démontrer » nous indique-t-il tout de suite.

Pour sa première saison avec l'équipe Pro Race il aimerait bien faire la majorité des courses UCI en Amérique du Nord ainsi que les plus importantes du calendrier NRC. Bien évidemment, si l'équipe s'aligne sur des courses en Europe, il aimerait être du voyage pour renouveler ses expériences U23 en 2000 au Tour Transalsace, ou en 2001 Liège-Bastogne-Liège, Paris Mantes, et le Tour du Loir-et-Cher (ndlr : toutes des épreuves espoirs reconnues en Europe et bien cotées) toutes des épreuves dont il a gardé un très bon souvenir.

Après une saison 2007 difficile, Bruno a su bien rebondir cette année et tire un bilan positif de l'année écoulée. Les trois mois d'arrêt suite à une importante lacération de la jambe et à une fracture ne l'avait pas empêché de revenir honorablement avec une belle sixième place au Championnat national sur route, pourtant il n'avait pu trouver une place dans une formation pro, continuant ainsi chez les amateurs de Volkswagen « une équipe où je me suis développé entre 2000 et 2004 avant de passer professionnel aux USA en 2005 et 2006 » poursuit le vice-champion canadien de course sur route en 2008.

Les Championnats nationaux, justement, Bruno les avait notés dans ses objectifs compte-tenu de son calendrier de courses plus restreint. « Je me suis entraîné très méthodiquement pour arriver au jour J prêt et motivé. Je termine 2e dans une finale très serrée » se souvient-il avant d'évoquer finalement le meilleur souvenir de sa saison : « J’ai su jouer une course quasi parfaite. J’ai été patient et j’ai attaqué au bon moment pour faire la jonction sur l’échappée, pour ensuite repartir avec un autre groupe et nous n’avons jamais revu l’arrière de la course. Malgré ma situation minoritaire dans la course j’ai su résister aux attaques de l’équipe dominante Symetrics. Je termine sur la 2e marche du podium ».


Bruno Langlois et Christian Meier, une fin de course très serrée
aux Championnats canadiens sur route 2008
photo : Rob Jones, Canadian Cyclist Tous droits réservés

À l'inverse, celui qui est également apparu sur le podium de la Classique Louis-Garneau Montréal-Québec le 10 août 2008 aux côtés d'Arnaud Papillon et Dominique Perras, nous parle de son moins bon souvenir, le Tour de l'Arkansas, quelques jours auparavant il se sentait bien puis soudainement et rapidement, le premier jour « j'ai eu du mal à tenir le grupetto, un gros coup au moral, la semaine a été très longue et je n'ai jamais su ce qui ne tournait pas à ce moment ».

Bruno a vu la formation Pro Race ces dernières années et il a noté son professionnalisme. Il a vite voulu avoir sa place dans l'équipe d'autant plus qu'elle est 100 % canadienne. « Je suis fier de courir pour mon pays. L’expérience et le leadership d’un homme comme Steve Bauer ont également été des éléments qui m’ont attiré vers cette équipe » ajoute-t-il avant de signaler l'avantage d'une équipe à fort accent québécois par le fait que plusieurs des québécois de l'équipe ont été ses équipiers dans le passé ou lors de projets avec l'équipe nationale. « Nous sommes pratiquement tous des amis. Je crois que notre atout sera l’union de nos forces en plus de notre fort sentiment d’appartenance ».

Puis Bruno nous évoque très brièvement ses futurs équipiers de la Belle Province.

Eric Boily : Il a été mon coéquipier en 2007 et 2008. Nous avons une bonne complicité en course. Il est un coureur très agressif toujours à l’attaque. Un jeune coureur très prometteur.
François Parisien : Un bon ami à moi. J’ai couru avec lui chez Volkswagen. Un coureur complet avec l’expérience des grosses courses en Europe.
Martin Gilbert : Il a aussi été mon coéquipier chez Volkswagen. Un coureur rapide et très agile sur lequel nous miserons dans les critériums et les circuits routiers difficiles.
Keven Lacombe : Un autre sprinter talentueux. Ces deux derniers se connaissent bien étant des anciens coéquipiers chez Kelly Benefit. Ils formeront un duo explosif.
Joël Dion-Poitras : Encore un bon ami à moi. Jeune coureur très talentueux et généreux dans l’effort. Il fait preuve d’un grand professionnalisme malgré son jeune âge. Toujours prêt à supporter ses leaders, il sera un bon guerrier.
Maxime et Charly Vivès : Je les connais un peu moins mais j’ai perçu leurs talents lors de courses que j’ai disputées contre eux. J’ai bien hâte de courir avec eux.


Bruno Langlois devance Mark Walters
lors du sprint final du Tour of Battenkill le 19 avril 2008
photo : Antoine Bécotte

Comme les autres coureurs, pas de programme encore bien défini pour Bruno, pourtant, il a d'ores et déjà pointé deux épreuves se déroulant justement au Québec, le Tour de Beauce et les Championnats canadiens avant peut-être de retourner courir en Europe. « Le cyclisme est très gros en Europe et j’ai été énormément impressionné. Je me suis rendu compte que j’avais des croûtes à manger pour atteindre ce niveau. Aujourd’hui j’aimerais bien y retourner pour voir ou j’en suis! » conclue-t-il en espérant être vite au départ d'une course sous son nouveau maillot Race Pro.


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