Joël Dion-Poitras lors de la présentation de l’équipe canadienne
avant la première étape
du Tour de l’Avenir le 5 septembre 2008.
photo : Pascal Linguet, www.photo-cyclisme-pro.com

Et s'il n'en reste qu'un il sera... sélectionné

Daniel FERTIN

L'arrivée de l'avant dernière étape du Tour de l'Avenir était jugée ce jour au sommet de Guzet neige là même où Marco Pantani l'avait emporté en 1995. Véritable étape de montagne pour nos deux rescapés de la formation canadienne du Normand Jacky Hardy, Joël Dion-Poitras et Eic Boily.

La veille au soir, le Directeur sportif avait communiqué la liste des sélectionnés pour les Championnats du Monde de Varèse. Feront donc le déplacement à Varèse. En plus des deux partants de ce matin, un troisième Québécois David Veilleux, plus Brian Anderson et Dave Vukets.

Au pied du premier col de la journée, Eric Boily déclarait forfait rejoignant ainsi le groupe des 14 coureurs montant dans le balai ce jour. La haute montagne demeure toujours impardonnable.

Joël Dion-Poitras se retrouvait ainsi seul en course pour le Canada et réussissait à accrocher le gruppetto pour finir dans les délais au sommet. « Pour un coureur dont ce n'est pas la spécialité, il a fait une très belle étape au courage, il a bien mérité sa sélection » nous confie Jacky Hardy avant de nous communiquer en exclusivité la sélection que nous dévoilons plus haut.

Avant la dernière étape, l'ancien coureur de la Fiat dans le milieu des années 70, nous évoque brièvement le bilan de son équipe.

« Cela a souvent été difficile pour nos coureurs qui n'ont pas été dans l'allure, mais à leur décharge il faut se souvenir que beaucoup sont tombés lors du prologue. Si l'on ajoute à cela qu'ils ont tous été victimes du décalage horaire ». Ce relatif échec, je dis relatif car le plateau de cette épreuve était particulièrement relevé avec des coureurs évoluant en Pro-teams, en équipes continentales pro ou en continentales, est certainement à mon avis dû à quelques petits détails qui, mis bout à bout, peuvent permettre une meilleure évolution de la formation. Par exemple, en arrivant plus tôt en Europe, les coureurs s'adaptent mieux, en ayant la possibilité d'embarquer un vélo de chrono, on a moins de chutes dues à une mauvaise adaptation, etc...

Jacky Hardy nous pose à ce sujet une question pleine de bon sens : « lors de la Coupe du Monde au Saguenay, on a interdit les vélos de chrono pour tout le monde car c'était compliqué pour les équipes de se déplacer avec tant de matériel, et ici c'est autorisé, pourquoi ? »

Maintenant le Tour est (presque) terminé et Jacky se tourne déjà vers les Championnats du Monde. « Les non sélectionnés vont repartir et nous allons maintenant alterner périodes de travail et de repos, en incluant, si besoin, des séances spécifiques ».

Jacky Hardy, comme tout responsable de jeunes, souhaiterait disposer de plus de moyens pour pouvoir travailler sur des programmes équilibrés tout en reconnaissant que le principal vient de la volonté du sportif qui doit se battre pour arriver au sommet. « Peut-être que c'est un problème de génération ? Peut-être que notre équipe n'a pas pesé sur le Tour ? Peut-être que même si nous avions eu un leader, quelqu'il soit, nous n'aurions pas pu peser sur la course ? » continue le Directeur sportif, avant tout de même de conclure sur des notes optimistes pour l'ensemble de la formation qu'il vient de diriger. « Arnaud Papillon, par exemple, il n'est pas sélectionné cette année, mais cela a été très plaisant de travailler avec lui, il a montré des choses intéressantes, il a de belles années devant lui ».


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