photo : Guy Maguire, info@veloptimum.net
Joël Dion-Poitras aux Mardis cyclistes de Lachine le 17 juin 2008.
photo : Guy Maguire

Joël Dion-Poitras, le meilleur des Canadiens

Daniel FERTIN

Etape largement plus courte que les précédentes pour ce vendredi avec « seulement » 135,5 kilomètres pour arriver à Revel, ville qui a vu vaincre les plus grands à l'occasion du Tour de France parmi lesquels on note Rudi Altig, Eddy Merckx, Charly Mottet ou Paolo Savodelli.

Dans un tel site on se doute que bien des directeurs sportifs avaient demandé à leurs jeunes pousses d'attaquer. Etape plus courte mais schéma identique aux plus longues, dès le départ Radio-Tour annonce les premières attaques, attaques qui sont les unes après les autres revues par un peloton fort nerveux.

Arnaud Paillon qui nous disait hier qu'il espérait un « bon de sortie » de la part des leaders aura « tout faux » car c'est en fait les leaders qui attaquent à l'image du maillot jaune belge Bakelants. Dans ces conditions comment s'en sortir ?

« Dur, dur, moi qui m'attendait à une étape de transition, il n'y en n'a rien été » nous confie Joël qui s'est rapidement trouvé derrière le peloton avec un Belge et un Allemand. Le trio a travaillé fort pour revenir sur le peloton et alors qu'il y parvenait Joël manquait un virage et était lâché par ses deux compagnons d'infortune qui eux recollaient avec le peloton. « J'étais seul, impossible pour moi donc de revenir dans ces conditions. L'important était maintenant de rentrer dans les délais dans une étape qualifiée par les organisateurs comme étape de plaine ». Heureusement pour lui, et pour Eric Boily, ils sont rentrés dans les délais, par contre Dave Vukets et Arnaud Papillon ont dû abandonner. Il ne reste donc plus que deux Canadiens, deux Québécois en course.

La fatigue commence à se faire sentir pour celui qui a reçu sa sélection à la dernière minute mais le coureur de Steve Bauer veut maintenant aller jusqu'au bout. Celui qui se considère comme coureur passe-partout ne voit pas d'un mauvais oeil les deux étapes pyrénéennes et possède déjà son plan de bataille : « arriver dans le bon groupe au pied des dernières bosses à 45 ou 50 kilomètres de la ligne, après, je gérerai les délais avec on groupe » conclue le Cowansvillois avec plein d'espoir.

Celui qui visait, en mars au GP de Lillers (remporté par Dominik Klemme qui gagne ce jour sa deuxième étape sur le Tour de l'Avenir), une sélection pour les Championnats du Monde en Italie, est à mon avis en bonne voie de réussir son objectif. La sélection sera connue très prochainement.


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