L´équipe Calyon 2008 : de g. à dr. Dye, mécanicien et cuisinier, Marc-Wayne Addison, (a quitté l´équipe en février),
Steve Denis (en bleu, assistant directeur sportif), les coureurs Mike Norton, David Bergeron, Maxime Vivès, Mathieu Roy,
Charly Vivès et Math Guse, Jonathan Desjardins, directeur administratif, Mathieu Bell, coureur et André Bergeron.
photo : Isabelle Vivès, équipe Calyon
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Calyon, une deuxième expérience en France

Daniel FERTIN

A quelques heures des premiers coups de pédales européens de l’équipe Calyon, Véloptimum a fait le point avec Bernard Vivès, le Directeur Sportif et Manager de la formation, qui s’apprête à courir en France pour la deuxième année consécutive.

2007 aura été une saison d’apprentissage pour les coureurs et le staff pour cette équipe représentant le Canada avec des coureurs du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario et du Québec, pour une moyenne d’âge assez élevée s’étalant de 20 à 34 ans. L’an passé, les protégés de Bernard Vivès ont marqué des points à la fois dans les courses UCI mais également dans le circuit NRC alors que le manager reconnaît que la principale difficulté aura été de faire courir tout le monde ensemble. « L’éloignement de certains coureurs et la différence d’âge a été le principal handicap de l’équipe en 2007 » poursuit le banquier de Montréal en soulignant qu’il est important et indispensable de se montrer solidaire.

Les coureurs
2008 sera marqué par un rajeunissement de l’équipe et par un rapprochement géographique des coursiers afin de renforcer justement la synergie et l’esprit d’équipe, tout en gardant une certaine diversité à l’exemple de Mike Norton (28 ans) un des bons Américains et qui va exercer le rôle de capitaine de route cette saison. Il faut remarquer que Mike passe une grande partie de son temps à Montréal, ce qui facilite le travail d’entraînement.

Maxime Vivès et Mathieu Roy, (24 et 25 ans) épauleront Mike cette saison. Maxime, bon coureur de classique et sprinter, diplômé d’HEC en 2007, poursuivra l’excellent travail accompli auprès des partenaires de l’équipe tout en espérant avoir d’aussi bons résultats qu’en 2007. Quant à Mathieu, Bernard Vivès le connaît depuis qu’il est minime. Le manager de l’équipe estime que ce coureur, qui aura bientôt des résultats, a du potentiel et qu’il le mettra au service de l’équipe dans les courses à étapes.

Matthew Guse aura été la bonne surprise de l’an passé et sera encore présent chez Calyon pour une seconde année. En évidence au Québec sur le Tour de Beauce, il devrait certainement confirmer cette année et obtenir de bons résultats sur les courses par étapes, pour lui ou pour l’équipe.

Charly Vivès, 3ème année dans l’équipe et dernière chez les U23, devrait confirmer ses bons résultats sur la piste et sur les courses d’un jour tout en espérant participer à la Coupe du Monde Espoir au Québec.

William Goodfellow, un puncheur, qui pour sa deuxième année chez les seniors aura la chance de faire des projets avec sa nouvelle équipe, mais également avec l’équipe nationale.

Les deux dernières recrues pour 2008 seront deux jeunes, Matthew Bell, étudiant à McGill, il devra saisir la chance que l’équipe lui tend, lui qui n’a jamais eu sa chance par le passé. « On devrait reparler de lui vers le mois de juin » nous avoue Bernard Vivès. David Bergeron (20 ans comme Matthew) est très motivé pour cette nouvelle saison et a déjà couru 3 mois en Europe en 2007, il aidera certainement beaucoup l’équipe, tout en ayant sa chance dans la saison.

La saison 2008
En fonction du budget, Bernard envisage toujours d’engager soit avec un jeune soit avec un coureur d’expérience pour renforcer sa formation et ceci dans le but avoué de concrétiser les efforts des deux dernières années et avoir ainsi plus de résultats là où le Manager reconnaît que son équipe jouait trop souvent le rôle de « figurant ». Pour avancer dans ce but, la préparation 2008 est largement plus avancée que l’an passé : 6 jours de Barnaby, en janvier, le Tour de Bélize en février et ceci avant les deux courses en France en mars. Quelle différence par rapport aux quelques kilomètres au compteur avant l’escapade française en 2007 !

On se souvient que l’an passé, les hommes de chez Calyon avaient participé à trois épreuves sur les routes de France. Il n’y en aura que deux cette année : Paris Troyes le dimanche 16 mars et la Roue Tourangelle le dimanche suivant, toutes deux épreuves de classe 1.2 dans le calendrier UCI. « Nous pouvions participer à d’autres course, mais je ne voulais pas que mes gars soient tous brûlés en mai, la saison sera encore longue après » avoue sereinement notre interlocuteur.

Quant au calendrier, il n’est pas encore établi définitivement mais devrait certainement ressembler à celui de l’année dernière avec des passages au Québec comme la classique Montréal-Québec.

Une différence entre l’Amérique et l’Europe
Depuis 10 ans que Bernard Vivès emmène ou aide des coureurs à courir en Europe, il est assez qualifié pour nous parler de la différence entre le cyclisme nord-américain et celui du vieux-continent. « En NRC, le niveau est très variable selon les équipes, mais en général cela part moins vite, avec une grande diversité des niveaux des coureurs du peloton alors qu’en Europe, dès le second kilomètre, on est déjà à 55 km/h dans des routes étroites, les coureurs sont très habiles » compare le père de Maxime et Charly.

Il nous rappelle que l'an passé les Calyon étaient la seule équipe canadienne à venir en Europe. Cette année, on l’a vu sur Véloptimum, ils ont été rejoints par la formation Pro Race de Steve Bauer qui connaît également fort bien le niveau européen et le besoin d’aller se frotter aux coureurs européens, parfois mêmes de niveau Pro Tour, pour apprendre le métier comme l’ont fait auparavant des anciens champions du Canada à l’image de Dominique Perras, François Parisien et autre Dominique Rollin.

Avant d’être un souhait des coureurs et une décision de l’équipe, aller en Europe est avant tout pour l’équipe une volonté de continuer à apprendre le métier de cycliste professionnel. Avant de boucler ses dernières valises, le manager nous parle d’un coureur qui n’a jamais roulé en Europe, Mathieu Roy : « Il n’a jamais eu la chance de venir en Europe, il va tout découvrir d’un coup, cela va être un choc, mais je suis sûr qu’il va en tirer une expérience inoubliable, qu’elle qu’en soit les résultats ».

Il ne faut surtout pas oublier tous les partenaires sans qui ce séjour ne saurait être organisé et Bernard n’oublie pas de remercier publiquement ces derniers aux premier rang desquels on retrouve la banque Calyon, bien évidemment, le Crédit Agricole, New Hedge, Cervélo, Lake, Topolino, Verge et Martin Swiss.


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