Mes amis quelle fête !

Daniel FERTIN

Il n’y a guère plus qu’en Belgique où le vélo est à telle fête chaque hiver. En ce premier novembre je me suis rendu sur les pentes du Koppenberg pour assister à la première manche du Trophée de La Gazet von Antwerpen - du nom d’un quotidien anversois qui est réputé pour ses pages cyclisme à l’année longue. Quelques kilomètres avant le circuit, les voitures, déjà nombreuses dès le matin, sont dirigées vers des parkings géants aménagés dans des pâtures, puis un système de navettes par autobus amène le public à l’entrée du circuit.


photo : Daniel Fertin

Toute la journée sera dédiée au cyclo-cross puisque six courses seront organisées entre 8 h 45 et 15 heures, en allant de l’initiation des jeunes aux élites professionnels en passant par une course féminine. Le parcours emprunte une partie du célèbre Koppenberg, bosse pavée très étroite que les amateurs du Ronde van Vlaanderen (Tour des Flandres) connaissent bien. Il va s’en dire que nous sommes ici en plein cœur de l’âme du cyclisme flamand, pas étonnant que le musée d’Oudenaarde, un musée consacré au seul Tour des Flandres ne soit qu’à quelques coups pédales d’ici.


La file pour les frites !
photo : Daniel Fertin

Dès le matin la foule a envahi, malgré que le soleil ne viendra jamais, la « montagne » flandrienne. Tout est en place, des dizaines de buvettes, tout autant de baraques à frites, des espaces VIP gigantesques où les décideurs, les élus, les personnalités regardent la course sur des écrans géants, un verre à la main alors que la grande majorité des spectateurs se massent sur plusieurs rangées tout au long du parcours pour être au plus près de leurs vedettes. Une véritable communion entre le public et les sportifs, on pourrait se croire dans la montée de l’Alpe d’Huez en juillet sur le Tour. La descente en lacets au milieu des champs fait même penser à une piste de slalom sur les pentes du mont Sainte-Anne ! Les clubs de supporters rivalisent d’ingéniosité, mais toujours dans la bonne humeur qui caractérise la Belgique, pour imposer leurs banderoles.


Sven Ny
photo : Daniel Fertin

Le cyclo-cross permet au public, très connaisseur ici, d’approcher de très près ses favoris et ce dès la période d’échauffement avant la course où chaque coureur avec son équipe s’est installé dans les jardins ou les garages des habitants du village. D’année en année les emplacements sont repris par les coureurs et c’est un honneur que de recevoir chez soi un Sven Nys, qui gagnera encore ce cyclo-cross, un Bart Wellens (Champion de Belgique), ou autre Jonatan Page (USA) et vice-Champion du Monde 2007, etc… Les autres coureurs, tout aussi organisés mais sans structure professionnelles, se préparent en famille ou entre amis mais toujours au milieu du public qui peut ainsi approcher d’authentiques champions.

Chaque jour férié, chaque samedi, chaque dimanche et parfois même en soirée tout le monde se retrouve en Belgique –entre la mi-septembre et la mi-février - pour différentes compétitions de cyclo-cross : 7 épreuves du Super Prestige (5 en Belgique, 2 aux Pays Bas), 8 épreuves du Trophée Gazet van Antwerpen, sans oublier les 3 manches de la Coupe du monde se déroulant en Flandres, ainsi que toutes les classiques historiques, rien d’étonnant que ce sport apporte tant et tant de médailles à nos amis belges.

Si vous passez par la Belgique en hiver, ne manquez surtout pas ses fêtes du vélo et surtout n’oubliez pas vos bottes.


Rien à envier au Tour…
photo : Daniel Fertin


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