Erik Lyman
photo : Charly Vives

Erik Lyman : bilan positif de l'expérience française

une entrevue du capitaine de route de l´équipe Calyon/Litespeed par
Daniel FERTIN

Quel bilan tires-tu de cette expérience en France ?
Un bilan positif. Au début de notre camp de préparation, nous étions des individus, et à la fin nous avons quitté le continent européen comme une équipe. Cela nous a permis de passer du temps de qualité, tout en découvrant un nouvel univers de course, sans compter que les difficultés rencontrées et le niveau des courses nous ont donnés les outils nécessaires pour faire ressortir les forces de chacun. Nous avons donc fait un pas en avant vers la réussite collective.


De gauche à droite : Phil Cortes, Ryan Belliveau et Greg Reain
photo : Erik Lyman

Pour une équipe continentale composée essentiellement de jeunes, ce séjour a-t-il été bénéfique et dans quels domaines ?
Ce séjour a été bénéfique pour les jeunes, car ils ont pu diversifier leurs connaissances du cyclisme, autant du point de vue de la culture que de l’approche course. L’Europe est le berceau du cyclisme ! Et, malgré les efforts consentis par l’UCI pour mondialiser le cyclisme, tous s’entendent pour dire que l’Europe est un excellent baromètre des qualités d’un coureur ainsi que des éléments sur lesquels il doit travailler. Est-ce que cela veut dire que le cyclisme nord-américain est de mauvaise qualité? Non, bien au contraire. Toutefois, il s’agit de deux réalités. Cela revient à dire que la multiplication des expériences est nécessaire au cheminement et à l’éducation des coureurs de demain, et en ce sens l’équipe cycliste professionnelle Calyon Litespeed prend son rôle très au sérieux.


De gauche à droite : Phil Cortes, Maxime Vives et Ryan Belliveau (à l’arri ère).
photo : Erik Lyman

Tu es le capitaine de l’équipe, tu as couru en France, le « métier » européen peut-il servir dans les courses nord-américaines ?
Je crois que oui. Toutefois, pas dans toutes les courses. En Amérique du nord, le manque d’homogénéité du peloton – quoique cela semble vouloir disparaître – fait en sorte que la course est très contrôlée par les équipes dominantes, laissant ainsi peu de place aux équipes plus modestes. Cependant, il y a de très belles classiques qui se courent « à l’Européenne », et qui requièrent des qualités ainsi que des connaissances plus accrues des courses d’une journée. Mais, dans l’ensemble, je crois que toutes les expériences sont bonnes, et qu’elles peuvent être mises à profit dans les courses.

Si l’année prochaine ton équipe a l’occasion de séjourner à nouveau en France, aborderas-tu le stage de la même manière ?
Cette année, notre séjour a été planifié tardivement pour des raisons hors du contrôle de Calyon Litespeed. En effet, nous devions prendre part à une course à étapes au Brésil, mais cette dernière a été annulée à la dernière minute, ce qui nous a forcé à revoir nos plans. Toutefois, si je devais avoir l’occasion de retourner en France, au printemps, j’aimerais pouvoir aborder les courses avec plus de kilomètres dans les jambes afin de bénéficier le plus possible de ce séjour.

Bernard Vivès parle d’un séjour plus long, avec une meilleure préparation es-tu pour ce nouveau stage en 2008 ?
J’endosse la vision de Bernard Vivès à 100 %. Notre séjour a été positif, et une meilleure préparation aurait sans doute comme effet d’améliorer l’équipe et l’expérience dans son ensemble.


Bernard Vives
photo : Erik Lyman

Quel est ton programme à court terme maintenant en Amérique ?
Je vais me préparer en vue du Tour de Virginie, à la fin avril. Ensuite, j’entamerai la troisième phase de ma préparation qui me mènera au Triple Crown en Pennsylvanie, au début juin.

Quel est ton gros objectif cette saison ? Une course d’un jour, une course par étapes, un titre national ?
Avant tout, mon objectif est m’amuser sur le vélo, car sans plaisir, il est très difficile d’obtenir de belles performances, et tous les efforts ainsi que les sacrifices consentis perdent leur sens. Plus concrètement, je vais viser des places d’honneur dans des étapes ou des courses d’une journée. Dans cette optique, je dois admettre que des courses telles que Univest Grand Prix, Tour of Toona, Montréal-Québec et Triple Crown sont des grandes sources de motivation.

Quelle est la course européenne qui te fait rêver ? Pourquoi?
Paris-Roubaix me fait rêver, car c’est la course des courses. Elle requiert des qualités qui vont au-delà de la force brute. Pour avoir du succès, il faut être patient, rusé, habile sur le vélo, fort, confiant et athlétique. J’ai eu l’occasion de voir l’arrivée, en 1994, et c’était extraordinaire. L’arrivée sur le vélodrome, les milliers de spectateurs, l’ambiance, et le tout couronné du spectacle des super vedettes de l’époque est pour moi un souvenir inoubliable.


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