

Le Russe Yuri Trofimov a remporté ce dimanche la Roue Tourangelle et ce pour la seconde fois consécutive, après avoir remporté dimanche dernier Paris-Troyes et avoir terminé second de la classique Loire Atlantique vendredi dernier derrière Nicolas Jalabert. Quels sont les rapports entre ces trois courses me direz-vous ? Tout simplement, le lien est l’équipe Calyon-Litesspeed qui a terminé dimanche son expérience française par une participation plus brillante sur la Roue Tourangelle.
On se souvient que les Québécois n’avaient pas fait les honneurs des comités pendant les deux premières épreuves mais dimanche la situation s’est nettement améliorée pour eux. « Au premier mont tous étaient encore là et ce malgré le niveau, une fois de plus relevé, du peloton » nous a confié juste au lendemain de la course Bernard Vivès, le manager de l’équipe. D’ailleurs à la mi-course, seul Ryan Belliveau avait disparu, certainement pas remis des efforts fournis il y a deux jours sous la pluie. Au ravitaillement il s’en est fallu de peu pour que l’équipe soit encore au nombre de six coureurs. En effet, un commissaire un peu trop zélé, effectue « un barrage » interdisant à un petit groupe dans lequel on note la présence de Maxime Vivès et Phil Cortes, de revenir sur le peloton. Dommage.
Dans le final, et derrière les échappées on retrouve donc Erik Lyman, Jean-Sébastien Perron et Greg Reain. Ces trois coureurs sont en excellente compagnie et heureux d’y être. Dans la dernière bosse du parcours, alors que la course est jouée, Greg et Erik « sautent » alors que Jean-Sébastien réussit à terminer dans le peloton à 18 secondes du vainqueur. Greg Reain finit à 2’ 03" et Erik Lyman à 5’ 05".

« Vu le peu de kilomètres de certains de mes coureurs, je suis très satisfait de ces trois courses en France » poursuit Bernard Vivès. Ils étaient venus essentiellement pour apprendre et le but est atteint. « Certes les résultats ne sont pas extra, mais mes coureurs se sont frottés à des coureurs d’un bon niveau dans de belles courses » ajoute encore le père de Maxime et Charly en ajoutant que l’accueil a partout été extraordinaire et que cette expérience mérite d’être reconduite l’année prochaine sur une période plus longue et avec une préparation plus « appuyée » des coureurs.
En ayant goûté au « haut niveau cycliste » on peut comprendre que les coéquipiers d’Erik Lyman aient envie de revenir pour continuer à apprendre. « Par rapport aux courses auxquelles nous avons l’habitude de participer, nous ne faisions pas le malin au début mais nous étions là pour parfaire notre formation » conclue Bernard en notant que l’équipe est ressortie de cette expérience française plus unie, plus soudée en plus d’une d’appréhension d’un cyclisme européen tout différent du Nord-Américain.
Le cyclisme, un sport individuel qui se pratique en équipe, entend-on souvent dire en France, une équipe canadienne l’a compris. J’espère m’enflammer bientôt avec d’autres équipes venues participer à des épreuves sur le vieux continent.
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