« On progresse, on y va étape par étape par étape » - Bernard Vivès

Daniel FERTIN

Plateau relevé pour la deuxième course en France des hommes dirigés par Bernard Vivès en Bretagne du Sud la Classique Loire Atlantique. En effet, aux côtés des équipes continentales, une équipe continentale pro, Agritubel, peut faire figure d’épouvantail d’autant que cette équipe, mais pas à son niveau actuel, avait remporté les fleurs de la victoire en 2005 avec Alberto Martinez. D’ailleurs depuis que cette course est ouverte aux pros, que des « costauds » figurent à son palmarès, Kolesnikov en 2006, Erki Putsep en 2004 et Thomas Voeckler en 2003.

Comme à Paris-Troyes dimanche dernier, la météo n’est pas du côté des organisateurs et dès le 10ème kilomètre c’est la pluie qui accompagne un peloton vite secoué par une attaque de 27 coureurs. Parmi les fuyards on note déjà la présence de cinq équipiers de l’équipe russe « Moscow Stars » ainsi que deux « Agritubel », Nicolas Jalabert et Benoît Sinner. Beaucoup d’équipes sont représentées à l’avant, derrière plus personne ne pourra revenir et c’est finalement Nicolas Jalabert qui l’emporte devant le Russe de service Yuri Trofimov. Amusant de noter que le frère de Laurent a souvent remporté des courses en Bretagne : 2 fois le GP de Rennes en 1996 et 1997, la Route Adélie en 1997 avant de lever les bras en Loire Atlantique.

L’équipe Calyon-Litespeed continue son apprentissage progressivement. Compte-tenu de la qualité des forces en présence, des coureurs sortaient de Paris-Nice, les hommes de Bernard Vivès ne pouvaient lutter à armes égales. « Notre but n’était pas de gagner, ni même de peser sur la course, nous n’avons pas assez de kilomètres au compteur, par rapport à des gars qui ont déjà près de 10 000 bornes, on ne peut pas faire le malin en se mettant dans les coups » analyse lucidement le manager de l’équipe québécoise qui cependant n’est pas inquiet du tout.


Bernard Vives
photo : Pascal Miklanek

« Par rapport à Paris-Troyes, on progresse, j’ai pu noter une grosse amélioration, même si personne n’était dans l’échappée des 27, d’ailleurs je n’avais pas rien demandé en ce sens » continue l’homme orchestre de la seule équipe nord-américaine présente sur ces trois courses françaises.

« J’ai même vu Greg Reain lutter plusieurs kilomètres pour tenter de revenir seul sur les fuyards alors que deux de mes gars sont arrivés sur le circuit final mais ont été arrêtés par les commissaires » nous raconte le « banquier-cycliste » de Montréal.

Effectivement, les coureurs sont sur la bonne voie, ils accumulent ainsi les kilomètres de course nécessaires pour bien se montrer dans la suite immédiate du programme avec une course à Toronto, une autre à 10 heures de route de Montréal.

Cette expérience européenne, pas « rémunératrice » en terme de victoires ou en terme d’actions de course, demeurera toutefois très bénéfique pour l’ensemble du groupe qui ressort beaucoup plus uni et qui a appris en quelques jours quelques rudiments du métier de coureur cycliste. Un groupe uni qui a cependant perdu Charly Vivès, reparti au Québec pour ses études et l’on note ici, par ce simple fait, que l'accent est avant tout mis sur les études pour les jeunes coureurs.

Bernard Vivès voudrait bien renouveler cette expérience en 2008 et « même rester plus longtemps, un mois, un mois et demi pour participer à de belles courses de début de saison dans le sud, pour monter d’un cran, apprendre notre métier, nous structurer et souder le groupe pour une saison complète ».


Maxime Vives
photo : Pascal Miklanek

Le manager général fourmille de projets pour son équipe, à commencer par le partenariat avec l’équipe Pro-Tour du Crédit Agricole. « On y va étape par étape, on veut se structurer, s’ouvrir à l’international pour ne pas donner une mauvaise image de notre équipe ».

Cette ouverture vers l’international pourrait se faire pat l’échange, dans le cadre légal des deux fédérations, de coureurs entre l’équipe québécoise et une équipe basée en France. « Quand ils viendront chez nous, ils bénéficieraient de nos structures, de nos véhicules et inversement » conclue celui qui est fier du parcours accompli par son équipe depuis son arrivée dans le rang des équipes continentales.


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