Le début de la reconnaissance ?

Note du webmestre :
L'ami Daniel Fertin nous a aimablement fait parvenir la transcription d'un entretien qu'il a récemment réalisé
avec François Parisien, avant de le retrouver au Circuit franco-belge du 28 septembre au 1er octobre.


François Parisien interviewé par Daniel Mangeas
(speaker officiel du Tour de France).
photo : Daniel Fertin

Q : Tu vas participer au Circuit franco-belge, une course à étapes sur quatre journées, quelle est ton expérience dans ce domaine ?
R : Aucune expérience sur les pavés, mais en général je me débrouille bien dans les courses à bordures puisque j'ai appris à faire du vélo en Bretagne et que je suis un coureur qui préfère courir devant… des fois trop, même !

Q : Depuis tes performances d’abord à Fourmies, puis au Tour de la Somme, tu reviens dans le Nord de la France, une région qui semble te porter chance, sans oublier ta belle quatrième place à Lillers, comment expliquer cet attachement ?
R : Je ne pense pas que ce soit la région qui me motive, mais plutôt les parcours et le type de courses (nerveuses) qui me conviennent bien. Il faut dire que je suis en forme pour cette fin de saison, ce qui explique les autres places d’honneur que j’ai amassées depuis trois mois.

Q : Comment t’es tu préparé pour ce Circuit franco-belge ?
R : Je continue dans la foulée des autres courses et je ne relâche pas la pression au niveau de l’entraînement : quelques longues sorties et derrière moto. Il ne me reste plus qu’une semaine d’entraînement structuré avant cette course, alors aussi bien tout donner !


Meilleur grimpeur au Tour de la Somme
photo : Eddy Defrain

Q : Au Tour de la Somme, tu as été très marqué. Le début de la reconnaissance ? Comment gérer ce nouveau phénomène ?
R : Cela me motive en fait et me donne confiance en moi. Et puis c’est quand tu as confiance et que tu y crois vraiment que cela marche !

Q : Quel sera ton programme cet hiver ?
R : Je continue à rouler jusqu’à mi-octobre, mais sans structure… pour le plaisir de décompresser. Puis retour au Québec avec quatre semaines de repos. Ensuite je vais aller au chaud pour recommencer à préparer la saison. Puis il y a aussi deux camps d’entraînement avec l’équipe.

Q : Tu as signé un nouveau contrat avec ton équipe, comment vois-tu ta saison 2007 ? Tu ne seras plus le seul francophone avec l’arrivée du français Kilian Patour, as-tu d’autres infos sur les nouveaux arrivants au sein de l’équipe ?
R : Non aucune info sur l’équipe ou autre nouveau coureur. En fait, tout ce que je peux dire c’est que nous serons en Continental Pro et que les gens seront surpris de ce que nous serons capables de faire l’an prochain !

Q : Un petit bilan de la saison écoulée ?
R : J’ai jamais été aussi en forme, mais je ne me suis jamais autant entraîné et couru de la sorte ! Et puis j’arrive dans mes années où c’est là qu’il y a la plus grande évolution au niveau physique… J’ai déjà hâte d’être à l’an prochain, je me sens bien !

Q : Quel est l’avenir du cyclisme québécois ? Passe-t-il obligatoirement par l’Europe ou peut-il se contenter du circuit américain ?
R : Le cyclisme québécois comme canadien se développe tranquillement. Il y a plus de Canadiens aux États-Unis dans les équipes pro qu’en Europe, mais, à mon avis, pour être capable de faire les belles courses qui passent à la télé en Europe il faut venir apprendre en amateur ici en Europe.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net