Note du webmestre :
L’ami Daniel Fertin a rencontré Paulo Bettini hier à l’occasion de la présentation de son équipe à Courtrai en Belgique.


Paulo Bettini
photo : Daniel Fertin

Le Champion du Monde rêve de le rester

Daniel FERTIN

Le grand Champion, mais petit par la taille, Paulo Bettini, est assis au milieu des journalistes venus assister à la présentation officielle de l’équipe Quick Step Innergetic 2007. Il est calme, détendu, souriant, disponible et revient avec plaisir sur sa fabuleuse saison 2006 tout en se projetant déjà sur l’exercice suivant. Un exercice qu’il a d’autant plus préparé qu’il a dû refuser toutes les invitations qui lui étaient faites pour fêter son titre de Champion du Monde : « Il était pour moi impossible de faire la fête après le décès de mon frère » nous confie-t-il.

Bien sûr la question sur les tests ADN lui a été posée mais la réponse fut brève, rapide, comme un sprint : « Je préfère parler de l’équipe pas d’ADN » . L’équipe 2007, justement, il la qualifie d’encore plus forte que cette saison et ce malgré les 45 bouquets obtenus (dont 3 dans des épreuves du Pro-Tour, Pozzato à Milan San-Remo, Boonen au Tour des Flandres et Bettini au Tour de Lombardie). Paulo Bettini a, semble-t-il, beaucoup de hâte à retrouver le maillot de Champion du Monde qu’il n’a que très peu porté après son sacre à Salsburg. « C’est le maillot le plus important dans le cyclisme » souligne-t-il, avant d’annoncer les grandes lignes de ses objectifs 2007. Bien sûr, comme pour tout coureur italien, Milan San Remo figure en bonne place mais il voudrait briller cette année sur des courses qu’il n’a jamais gagnées et le Tour des Flandres revient souvent dans ses paroles. « J’espère arriver au mieux de ma forme et ainsi faire le choix du Tour des Flandres » annonce-t-il devant un parterre de journalistes belges qui ne manquent pas de lui demander son rôle vis à vis de Tom Boonen, son coéquipier qui vise, lui, un triplé sur le Championnat du Monde des flamand. , « Le Tour des Flandres avec le maillot de Champion du Monde me tient à cœur » .

Quant à sa participation à Paris – Roubaix, il assure que cette course se doit d’être faite avec le maillot arc-en-cie. « Si tout va bien, je peux faire le départ… l’arrivée ? Après San Remo on va discuter » . En dix années de carrière, le Toscan n’a jamais participé à la Reine des classiques. « J’ai tout fait, jamais Paris-Roubaix, avant d’arrêter je dois le faire au moins une fois » conclue-t-il sur le sujet.

La fin de sa carrière, justement, il l’envisage dans deux années. A ma question de son avenir, il me répond qu’en commençant le vélo à 7 ans, il ne peut envisager un avenir que dans le vélo mais : « Directeur Sportif, c’est impossible, un coureur et un Directeur Sportif, c’est toute l’année à bloc ! » et alors qu’un journaliste lui demande si sa décision serait remise en question par un nouveau titre de Champion du Monde chez lui en Italie en 2008, il répond ironiquement : « Pour moi, gagner ce maillot, c’est gagner le cœur d’une très belle femme et alors, la belle femme, je veux la garder le plus longtemps possible ! » . Ils se voit d’ailleurs bien organiser une conférence de presse au soir des Championnats de Varèse annonçant qu’il arrête sa vie de coureur cycliste. En tous cas, il assure qu’il saura prendre sa décision à temps, avant la saison de trop.

Le Championnat du Monde est donc encore pour lui, un objectif majeur, objectif qui lui imposera de faire l’impasse sur le Tour de France. « Depuis quelques années le Champion du Monde sort de la Vuelta, donc cette année, je referai le Giro de mon pays et la Vuelta ».

Autre objectif, qui le fera courir pour la première fois en Amérique, sur le Tour de Californie, qui sera pour lui « une expérience personnelle » mais aussi un clin d’œil à son nouveau fournisseur de vélo, l’américain Specialized.


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