photo : Daniel Fertin

Hugo Houle a hâte d’épingler

Daniel FERTIN

«La course se gagne en montagne mais avant il faut s’y rendre » a déclaré le coureur de Sainte-Perpétue la veille de son premier Tour. Tout est prêt chez Astana, les coureurs, le matériel et surtout la cohésion autour du leader Jakob Fuglsang.

Q : Considères-tu le Tour comme le summum de la carrière d’un coureur cycliste ?
R: C’est une des étapes, il y a autre chose que le Tour de France, mais, il faut le faire et le vivre comme coureur, si tu ne l’as pas fait dans ta carrière cela te fait un petit goût amer. Je voulais le faire, c’était ma priorité et mon objectif. Au Québec, c’est la course dont on parle le plus.

Q : Selon toi quelle est la différence entre le Giro ou la Vuelta, les deux autres courses de trois semaines et le Tour de France ?
R: Il n’y a pas de différence en terme de parcours et de difficultés, je ne peux pas en juger à 100 %. Mes collègues m’ont dit qu’en France la tension médiatique est plus poussée. Tous les cris, la foule, cela créé une tension mentale à côté qui fatigue aussi, c’est de ce côté là que c’est beaucoup plus épuisant. Sportivement, je vais le vivre cette année, j’ai hâte de le vivre, je ne pense pas que cela soit plus dur physiquement que les deux autres Tours.

Q : Combien de kilomètres as-tu au compteur avant de t’élancer demain de Bruxelles ? Combien de jours de course ?
R: Entre 16 et 18 000 je pense, j’ai roulé plus cette année. Cette année, 42 jours de course.

Q : Depuis combien de temps étais-tu certain de ta sélection ?
R: Depuis le moi de mai. D’autres l’ont su beaucoup plus tard. Apprendre assez tôt cela permet de faire des stages pour bien se préparer, notamment en altitude. Je pense que maintenant je suis prêt à attaquer dans de bonnes conditions.

Q : Ton rôle dans l’équipe ?
R: Rester au côté de Jakob Fuglsang, le protéger, aller chercher du ravitaillement au besoin, essayer de rester bien placé pour éviter les chutes, surtout en première semaine, où il y a plus d’action et où c’est moins facile à gérer. On va essayer d’éviter les pièges.

Q : Justement les pièges, en Belgique tu les connais et tu sembles apprécier les courses en Belgique ?
R: Oui, j’aime bien le pays. J’y ai couru souvent. Je connais la disposition des routes, c’est un avantage pour moi dans les premières étapes par rapport aux grimpeurs qui sont moins à l’aise sur ce type de parcours. Mon leader apprécie que je frotte.

Q : Tu as pointé une étape ?
R: Absolument pas, je suis 100 % dévoué à Jakob Fulsang, je n’aurai pas de liberté.

Q : Peut-être sur le contre la montre ?
R: Si on a le maillot jaune à défendre il faut économiser l’énergie.

Q : Un rêve sur le Tour de France ?
R: Gagner une étape pour mon frère. Mais on va voir comment la course va évoluer, je ne pars pas avec l’objectif de gagner une étape. Ce n’est pas mon rôle dans l’équipe. Après, si la course le permet et que j’ai une opportunité je vais la saisir. Je sais que je suis en forme. Une étape, cela reste un de mes rêves, si je peux l’atteindre cette année, tant mieux. Mes patrons ont été clairs, pour moi ce sera plus un rôle de support pour Fuglsang. On a des gars capables de faire des échappées, je ne serai certainement pas le premier à qui on va demander d’aller dans les échappées.

Q : Quelle est l’étape qui t’impressionne le plus ?
R: L’étape qui va le plus bousculer le classement général c’est l’avant dernière qui arrive à Val Thorens. Le départ est musclé, beaucoup d’équipes vont avoir l’idée de mettre des coureurs dans l’échappée. Après cela il y aura une descente rapide sur Bourg Saint-Maurice, puis un col de transition, encore une descente très technique puis directement la montée finale. Cela se prêtera à une course agressive avec plusieurs attaques.


Hugo répond à la presse du pays
photo : Daniel Fertin


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