Sur le Tour de France, les maîtres du temps sont suisses

Daniel FERTIN

Depuis 2016 la société Tissot est revenue sur le Tour.

La NBA, les GP moto, l’escrime, le tennis de table, le hockey sur glace, le top 14 de rugby, les championnats du monde cyclisme étaient déjà dans le giron de cette entreprise horlogère suisse basée au Locle, dans le canton de Neuchâtel, à quelques petits coups de pédales de la frontière française.

Sur le Tour de France pour la quatrième année consécutive, la branche Tissot Timing est chargée du chronométrage des étapes.

Sur une épreuve sur route, ce sont 8 techniciens qui sont occupés chaque jour à ce travail . « Sur le contre la montre par équipes ce sont 13 techniciens qui interviendront et 18 pour le contre-la-montre de Pau » explique Pascal Rissier le Directeur de Tissot Timing. La différence d’intervenants s’explique par le nombre de temps intermédiaires à prendre sur ce genre d’étapes toutes particulières où le temps est la référence absolue.

Chaque jour il faut compter à peu près deux heures pour monter l’installation. Quotidiennement Tissot Timing joue la sécurité maximum pour éviter tous les problèmes. « Tout est sauvegardé, au total on dispose de trois caméras, si une est en panne, l’autre prend le relai, il y a constamment un back-up » poursuit le boss helvétique.


En attendant les coureurs, le chronopole est très calme, il va vite s'agiter quand chacun sera à son poste.
photo : Daniel Fertin

ASO, l’organisateur du Tour, demande à Tissot Timing les trois premiers de l’étape dans les 5 secondes, et le classement de l’étape dans les 10 secondes. « C’est très important pour les directs télévisés » ajoute le responsable au pied de ce qu’ils ont appelé le « chronopole » juste au dessus de la ligne d’arrivée. Dans ce petit espace, une plateforme informatique, où les techniciens travaillent, la tension monte d’un ton quand l’arrivée approche. « C’est à ce moment que Thierry Gouvenou, directeur de l’épreuve, et un commissaire UCI se joignent à nous, mais tout se passe bien et vite, sauf quand il faut départager deux coureurs à la photo-finish » analyse le maître du temps.


Bien avant l'arrivée des coureurs, les chronométreurs sont à leur place au dessus de la ligne d'arrivée.
photo : Daniel Fertin

Le jour de notre visite, sur la première étape à Bruxelles, c’est à la photo finish que Mike Teunissen avait été départagé par rapport à Peter Sagan qui se contentait finalement de la deuxième place de l’étape belge, juste devant le château de Laeken, la résidence du Roi des belges. « Avec 10 000 images à la seconde, on peut finalement tout distinguer » conclut Pascal Rissier.


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