Roger Pingeon entre grâce et tourments

Daniel FERTIN

En 1967 Roger Pingeon remportait le Tour de France au sein d’une équipe de France après quelques périodes de doute au début de sa carrière. « C’est la réussite qui vous donne l’équilibre. Quand on a gagné, on peut perdre ensuite car on sait qu’on a déjà eu la victoire et qu’elle peut revenir. Mais tant que l’on n’a pas gagné on ne le sait pas » déclarait-il après son triomphe sur le vélodrome de la Cipale où se disputait l’arrivée.

Dans un ouvrage de 205 pages, Jean-François Supié, correspondant du journal Le Progrès, donc de la région de Roger Pingeon, revient dans le détail sur la vie et la carrière de celui qui nous a quittés en mars 2017.

Comme l’auteur a de très nombreuses fois rencontré le champion, ses coéquipiers, ses amis, sa famille, il peut témoigner à la fois des états d’âme et des performances de l’homme qui a marqué la transition entre le cyclisme à l’ancienne et les débuts de la modernité, avec Eddy Merckx, par ailleurs coéquipier du coureur bressan.

Un Tour de France (1967), un Tour d’Espagne d’Espagne (1969) sont les grandes lignes de son palmarès mais l’équipier de Bernard Thévenet, qui a signé la préface de ce livre, a remporté et s’est illustré dans beaucoup d’autres épreuves tout au long de sa carrière professionnelle qui a duré de 1965 à 1974.

Entre grâce et tourments le coureur était généreux. « Cet Hamlet neurasthénique » disait Philippe Brunel, journaliste à L'Équipe, aurait pu gagner encore beaucoup plus mais la vie, les blessures, son caractère en ont fait autrement. Il restera toujours un grand champion.

Roger Pingeon entre grâce et tourments ISBN 9 782372 540780 18 €


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