photo : Daniel Fertin Tous droits réservés.

Thierry Kirouac-Marcassa est venu en Europe pour apprendre

Daniel FERTIN

Depuis que je suis les cyclistes de la Belle Province, c'est bien le premier qui m'avoue qu'il n'a jamais joué au hockey !

Moi qui pensais, que comme dans mon vieux pays, j'étais le seul à ne jamais avoir chaussé des crampons de soccer, je dois me faire une raison... Il m'aura finalement attendre 62 ans pour voir le seul spécimen cycliste.

Thierry Kirouac Marcassa a 18 ans. Il a connu le cyclisme car son père, coureur cycliste, l'a emmené sur une course et il a immédiatement adhéré. Cela fait maintenant dix années que le cycliste de Boucherville pédale dans les pelotons. Il a participé les deux dernières saisons au Tour d'Abitibi, et, depuis 2017, tout en poursuivant l'école à distance, il a intégré le projet Team Race Clean, l'équipe canadienne des espoirs.

À part le vélo, il a un peu pratiqué le ski. Cependant, en hiver, il ne monte plus sur les planches mais part en Californie sous le soleil. Avec le Team Race Clean, il effectue aussi des stages au camp de base d'Oliva en Espagne quand il ne court pas sur le vélodrome couvert de Milton ou tout simplement sur son « computrainer » chez lui.

Depuis qu'il est en Europe, celui qui se qualifie plus comme un puncheur a déjà participé au Tour des Flandres U23, à L'Essor Breton et à quelques épreuves d'envergure pour apprendre le métier.

Ce garçon de 5 pieds 9 pouces (le Français que je suis ne sait pas vous traduire... ah ces maudits Français qui croient tout savoir) possède aussi une bonne pointe de vitesse. Il est arrivé en Espagne en janvier. Depuis avril il est en Belgique et dans le Nord de la France où il participe à « A travers les Hauts de France, Trophée Paris Arras Tour » du vendredi 19 au dimanche 21 mai, 500 kilomètres en 3 étapes.

Son modèle au pays est Antoine Duchesne mais quand il s'agit de trouver son modèle mondial il n'hésite pas à nous citer Greg Van Avermaet. « Je le suis depuis bien avant qu'il ne lève les bras lors de ses dernières épreuves » me signale-t-il, tout heureux en citant les victoires.

Pour poursuivre son apprentissage, il avait un temps envisagé d'intégrer la formation française Nantes Atlantique mais l'équipe Team Race Clean est pour lui une réelle opportunité.

Son objectif sur ces trois jours ? « Moi aucun, faire tout pour aider l'équipe, qui est composée à moitié de pistards et de routiers ».


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