David Veilleux, lors de la présentation de l´équipe Europcar à Paris le 26 janvier 2012
photo : Daniel Fertin Tous droits réservés.

Jean-René Bernaudeau : « David sera à l'aise »

Daniel FERTIN

David Veilleux rejoindra les pelotons européens sur les routes des Baléares avant de participer au Tour du Haut-Var en France, une épreuve de début de saison sur 2 jours dans le Sud. Auparavant, juste après la présentation de l'équipe 2012, David aura retrouvé pour quelques jours les routes du Québec avant une deuxième saison chez Europcar.

« Le Tour ? Oui je vais bien sûr postuler pour y participer » répond David. Cependant, et il en a conscience, la lutte au sein de la formation de Jean-René Bernaudeau sera sérieuse pour figurer dans la liste des 9 heureux au départ de Liège d'autant qu'Europcar, équipe continentale, ne bénéficiera pas d'invitations à un autre Grand Tour cette année.

Mais le Tour, si grand qu'il soit, n'est pas le cyclisme tout entier et le patron des Europcar a rappelé qu'après une merveilleuse année 2011 (22 victoires avec 11 coureurs différents) sa formation sera toujours présente pour animer les courses.« On ne viendra jamais pour préparer la course suivante », ce qui annonce un cyclisme de mouvement de la part de ceux qui ont réalisé une fabuleuse saison.

Après une année complète dans un circuit différent de celui qu'il avait l'habitude de pratiquer auparavant, l'ancien champion canadien des critériums a tiré quelques enseignements. « J'ai appris à encore mieux m'entraîner et je cours différemment. L'an passé, je partais de rien, un peu comme dans l'inconnu et cette saison je vais partir sur des bases différentes ».

Il reconnaît volontiers qu'il concrétise ses apprentissages maintenant après une première adaptation réussie parfaitement. Habitué à courir « à l'étranger » il a su se fondre parfaitement dans le collectif vendéen. « L'ambiance est toujours excellente, je ne dis pas que je suis le bouffon, mais je ne suis pas le dernier à plaisanter ». En discutant d'ailleurs avec l'un ou l'autre des hommes au maillot vert, la confirmation de l'excellente camaraderie du Québécois est un des points essentiels de son caractère. Thomas Voeckler dit de lui d'une façon ironique : « son seul défaut c'est son accent » mais l'homme aux 10 jours en jaune se rattrape vite : « il a un très bon état d'esprit, je n'ai pas beaucoup couru avec lui mais dans l'équipe il veut toujours rendre service et dans le peloton il est très courageux et pas mal dévoué en donnant son maximum; il occupe une sacrée place dans le travail du groupe ». Thomas Voeckler le voit tout à fait capable de gagner des étapes sur des courses par étapes, tout en assumant son rôle d'équipier pour le moment.


David Veilleux et Thomas Voeckler lors de la présentation de l´équipe Europcar à Paris le 26 janvier 2012
photo : Daniel Fertin Tous droits réservés.

A la question de savoir quel aura été finalement le meilleur moment de la saison écoulée, David revient tout de suite sur les dernières courses, en citant toutefois le GP de Montréal en premier. « Peut-être car c'est le plus proche dans ma mémoire » mais sa victoire à la Roue tourangelle et son excellente prestation pendant toute la journée en échappée sur Paris Roubaix restent également des bons souvenirs. « Paris Roubaix, surtout pour l'expérience acquise ce jour là ! »

Justement, dès la fin février, David retrouvera les routes qu'il aime, celles de Belgique, avec le Het Nieuwsblad, Kuurne-Brussel-Kuurne, le Samyn.... et là, Jean-René Bernaudeau, qui fut ému par l'accueil qu'avaient réservé les Québécois à son champion en septembre à son coureur, le dit, « David sera à l'aise, je suis très satisfait de lui ».


David Veilleux et Pierre Perron, de Louis Garneau Sports, le 26 janvier 2012
photo : Daniel Fertin Tous droits réservés.


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