Simon Gauthier
photo : Daniel Fertin Tous droits réservés.

Simon Gauthier n'a jamais fait de hockey

Daniel FERTIN

Une sélection des espoirs du Canada est arrivée en Europe pour participer, comme chaque saison à quelques courses estivales dans le Nord de la France et en Belgique là même où Nat Faulkner, comme tous les entraîneurs canadiens en Europe, retrouvent à la fois leurs habitudes, les véhicules mais aussi « Père Noël » tout juste revenu de Londres où il a soigné la délégation olympique.

Parmi les 4 athlètes alignés au GP de Beuvry ce samedi, Simon Gauthier, de la banlieue nord de Montréal, a découvert pour la première fois un secteur de pavés empruntés chaque année par Paris – Roubaix, un affreux boyau que David Veilleux a passé devant ces deux dernières années, un long chemin de 1400 mètres d'horribles pavés, un chemin baptisé depuis quelques temps secteur Marc Madiot du nom du DS de la FDJ BigMat de Dominique Rollin.

Pour s'échauffer, (il faisait 33° hier!) les coureurs sont venus à vélo de l'hôtel, ils connaissent un peu le chemin car la veille ils sont venus en reconnaissance. « c'est complètement différent de ce que l'on voit à la télé » affirme le coureur qui porte habituellement le maillot des Espoirs Quilicot. Simon est arrivé sur le vieux continent depuis le 26 juillet et a participé à différentes kermesses en Belgique, tant du côté flamand que du côté plus vallonné de la Wallonie. « Cette saison je suis polyvalent, je ne suis pas un grimpeur, pas un sprinter, pas un rouleur » analyse ce jeune qui a commencé le vélo à l'âge de 12 ans sous le maillot des Espoirs de Laval.

Depuis que je m'intéresse au cyclisme de la Belle Province, le Grand Prix de Beuvry aura été pour moi une grande première, enfin j'entendais un coureur québécois qui n'avait jamais pratiqué le hockey. Il n'y en peut être qu'un seul et je l'ai rencontré ! «Je n'ai jamais fait d'autre sport sérieusement » ajoute-t-il.

Pendant que tout le monde se prépare dans un petit coin ombragé envié par beaucoup, Simon sert d'interprète auprès de ses coéquipiers anglophones qui tentent de comprendre le système bien énigmatique des primes distribuées à chaque tour. Pendant ce temps Nat revient euphorique, il a récupéré la première place dans la file des véhicules, en effet, la voiture des Japonais d'Eurasia vient d'exploser, elle avait le numéro 1 et comme le manager des Canadiens a accepté les roues de rechange, il récupère la place !


Simon sert d'interprète auprès de ses coéquipiers anglophones
photo : Daniel Fertin Tous droits réservés.

« J'ai choisi le cyclisme pour le dépassement de soi, en vélo on atteint rarement ses limites et c'est ce que j'aime, il faut toujours souffrir, c'est une école de vie » explique Simon sans se douter que ses propos auront une telle résonance sous la canicule de Beuvry. En effet, très rapidement, il n'y eut plus qu'une vingtaine de coureurs en course (seuls 17 furent classés) et Simon, comme beaucoup d'autres, pourtant habitués au parcours a du « mettre la flèche » après quelques passages sur les pavés où les chutes et les crevaisons empêchaient tous les retours des malchanceux du jour.


photo : Daniel Fertin Tous droits réservés.

Alors que l'Ontarien de Kitchener, Ryan Aitcheson avait réussi à revenir sur le bon groupe, et bien avant qu'il ne finisse sur la 3ème place du podium, Simon et ses équipiers n'avaient pas attendu la fin de l'épreuve pour reprendre le vélo et... s'imposer une nouvelle phase d'entraînement pour rejoindre l'hôtel.


Ryan Aitcheson termine 3e
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Ce dimanche la sélection sera au GP de Bavay et ce mardi au GP des Marbriers, une épreuve remportée par Keven Lacombe en 2010.


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