Jean-François Racine ne veut pas louper le Tour de Beauce

Daniel FERTIN

Depuis 1999 il n'a loupé le départ du Tour de Beauce que 2 fois, l'an passé et en 2004 quand il venait juste de se casser la clavicule. Cette saison, Jean-François Racine est un peu le Capitaine de route de la formation Deda Hype et il vient de terminer son étape de Québec. « Si ne n'avais pas eu de maillot de coureur, je ne serais certainement pas venu sur le bord de la route pour voir la course » indique celui qui habituellement sillonne les rues de la Capitale avec sa panoplie de journaliste.

« Chaque année c'est la même chose, on manque de référence sur plus de 160 km avant la Beauce et on suit le troupeau» analyse Jean-François qui avait comme objectif d'arriver à Québec pour pouvoir courir devant tous ses amis, sa famille et ses supporters. Il ne se souvient pas exactement de sa meilleure performance en Beauce et quand on lui demande un bon souvenir il répond « arriver en haut de Mégantic, c'est tellement dur d'y arriver que de le finir est un très agréable souvenir !». Quant à ses pires moments autour de Saint-Georges il n'en n'a aucun de bien personnel; « il y a des images que j'aimerais ne plus voir comme la chute de Dominique Rollin ou Bell gravement défiguré ».

Sur la route du retour vers Saint-Georges, au milieu de ses nouveaux coéquipiers tous de la région de Québec sauf 2 Américains, celui qui vient de finir 6ème du GP de Charlevoix se désole du manque de public en dehors de la ville de Québec. « C'est dommage pour les organisateurs, il y a du spectacle, les routes sont refaites spécialement pour la course mais ce sont toujours les mêmes que l'on voit, les passionnés ». Pour rassurer à la fois les organisateurs et le coureur, nous pouvons affirmer que le phénomème est le même en Europe excepté pendant le Tour de France et... en Belgique, pays à forte tradition cycliste!

Demain, dans les rues de Saint-Georges le peloton assurera encore un spectacle de qualité. Jean-François en sera une fois encore un des acteurs et il laissera encore, avec autant de plaisir, sa place dans la voiture de presse à ses collègues. Depuis qu'il participe au Tour de Beauce il n'a jamais eu le privilège d'être hébergé au Georgesville mais une chose est certaine, à l'occasion du gala de clôture, il sera dans les salons de ce prestigieux hôtel un de ceux qui sauront le mieux relater les plus belles histoires de la course.


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