William Goodfellow prend de la hauteur

Daniel FERTIN

La fin de saison 2010 avait été bénéfique pour William Goodfellow avec, on se souvient, des Championnats Québécois du contre-la-montre et d'une seconde place à Montréal-Québec. Ses résultats ont motivé l'homme. « J'ai vu que si je veux bien bosser je peux revenir à un niveau élevé » admet-il d'emblée.

Alors il a pris quelques décisions importantes pour la suite de sa jeune carrière. Il a ainsi changé d'entraineur et s'est trouvé une nouvelle équipe de cyclo-cross et il est bien décidé à effectuer les sacrifices nécessaires pour une bonne saison.

Ainsi sa nouvelle équipe hivernale l'a presque forcé à maintenir un état de forme et après les fêtes de fin d'année il est allé à Hawai pour travailler l'endurance « et recharger les piles avant de commencer à faire le métier pour une longue saison ».

On le sent très motivé et il nous avoue même que le choix d'évoluer en Europe, chez les wallons de Bodysol Lotto, est un challenge personnel qu'il se donne. « J'ai toujours su que ma place était dans le monde du vélo ». Il considère aussi que les courses sur le vieux continent lui conviennent mieux que le circuit américain et que sa maturité et sa nouvelle motivation lui permettent maintenant de voir sans aucune appréhension la possibilité de s'éloigner longuement de sa terre natale. Pour la saison qui s'ouvre il pointe donc deux défis : avoir du succès et se faire remarquer dans des courses professionnelles.

Lors de ses deux années chez les juniors il déjà couru au sein de la pyramide Lotto* et nous rappelle qu'il évoluait au sein du VC Ardennes. A l'époque il avait comme compagnon de chambre Guillaume Boivin. C'est lors de cette expérience qu'il a réellement découvert son intérêt pour le cyclisme belge, les classiques printanières et les kermesses. Cette année il fera partie des 3 étrangers de l'équipe avec Alexis Caresmel, un coureur français, et Jeroen Van Schelven, un Néerlandais.

Il va arriver en Wallonie début mars et ses premières épreuves devraient être celles Harelbeke (B), Lillers (F). « Je souhaite me lancer tout de suite dans de bonnes épreuves et les classiques de début de saison sont des types de courses qui me vont bien » note celui qui n'avait été battu que par David Veilleux à l'occasion du Championnat canadien des critériums. Dans les tablettes du Montréalais on peut aussi entrevoir une participation au Tour de Normandie, une course toujours relevée de 8 étapes.

En attendant William séjourne pour 3 semaines en altitude en Colombie pour un stage de préparation. Il a couru là-bas il y a deux ans et avait remarqué que son corps supportait les efforts en altitude. Comme il cherchait un endroit pour se préparer en février, qu'il n'y avait aucun décalage horaire, qu'il avait des contacts, le choix fut simple pour lui. Il se prépare donc avec un groupe de cyclistes qui comme lui préparent la saison. Tout ce passe parfaitement pour lui : « les gens ici en Colombie sont très réceptifs aux étrangers ». Il loge chez un entraineur qui encadre une vingtaine de cyclistes comme quelques pros européens qui peaufinent leur préparation en Amérique du Sud. « Je réalise à quel point le cyclisme est un sport respecté et presque culte en Colombie. Mon entraineur s'assure que je ne manque de rien pour faciliter mon acclimatation. »

Il suit une préparation typiquement adaptée à l'altitude et pour valider ses acquis il va participer à quelques courses sous la direction de Carlos Omar, son entraineur colombien. En attendant il intègre de longues sorties avec des Colombiens « qui ont une manière différente mais très stimulante de s'entraîner ». La dernière semaine, il la passera en travaillant en intensité avec son moniteur de puissance.

Il a décidé de mettre provisoirement de côté sa dernière année d'étude en psychologie à l'université McGill. Sa seule concession aux études : « je me suis remis à l'espagnol, une langue que j'avais étudiée au collège ! »

*Bodysol Lotto est une équipe réserve de la formation Omega Pharma Lotto, équipe World Tour. Cette équipe est la branche wallone, la branche flamande est Davo Lotto, (formation où a évolué Simon Lambert-Lemay), toutes deux font partie de la pyramide Lotto.


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