Thomas Voeckler et David Veilleux

David Veilleux : « toute l'équipe est motivée »

Daniel FERTIN

C'est alors qu'il réglait tranquillement une roue au service course que nous avons rejoint David Veilleux au lendemain de sa première victoire cette saison sous le maillot Europcar. Le dimanche a été particulièrement faste au sein de la formation vendéenne, Thomas Voeckler a encore gagné, renouvelant ainsi un geste qui lui est devenu familier les dimanches depuis la reprise de la saison. David lui s'est imposé sur la Roue Tourangelle et il insiste encore sur l'efficacité du travail de toute l'équipe. « Tout le monde est motivé, on veut marquer le plus de points possibles pour accéder rapidement au niveau World Tour et notre travail commence à payer ». Une fois de plus David nous parle du très bon climat qui règne chez les hommes au maillot vert et une telle ambiance ne peut qu'alimenter le compteur des victoires.

La sélection du Québécois pour la Reine des Classiques avait été une marque de confiance que lui témoignait ses dirigeants mais il savait depuis le début que son calendrier allait passer par ce genre de courses. D'ailleurs dès samedi il prendra la direction des « flandriennes » et sera au départ de la semi-classique GP E3 à Harelbeke, puis les 3 jours de La Panne, ensuite le 6 avril au Scheldeprijs (Prix de l'Escaut). Sur de telles courses il aura l'occasion de se frotter à la quasi-totalité du peloton qu'il retrouvera le matin du 10 avril à Compiègne pour Paris – Roubaix. Il reviendra dans le Nord pour le GP de Denain le 14 avril puis pour les 4 Jours de Dunkerque du 4 au 8 mai prochain. Il sera temps pour lui de couper un peu pour se ménager une seconde partie de saison que ses employeurs n'ont pas encore définie. Il ne retournera à Montréal que début juin mais il s'accordera quelques jours de vacances au Portugal après les classiques de printemps.


David Veilleux et Jean-René Bernaudeau lors de la présentation de l’équipe le 14 janvier 2011

Concernant une sélection pour le Tour de France, David ne se met absolument pas de pression. « Je ne sais pas, cette saison le but est d'apprendre et de trouver ma place dans l'équipe, j'attends de voir » analyse-t-il très lucidement. Au sein de la formation dirigée par Jean-René Bernaudeau les places seront certainement recherchées pour des coureurs qui s'élanceront de chez eux. Cependant le calme et la tranquillité d'esprit de celui qui continue à suivre les plans de Pierre Hutsebaut pourraient être un atout pour David qui serait alors le premier Québécois à accrocher un dossard sur la Grande Boucle depuis Pierre Gachon en 1937. Laissons le temps au temps, David n'est pas pressé et il a entièrement raison !


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