Rencontre avec la gang des Québécois de Spidertech

Daniel FERTIN

François Parisien connaît parfaitement les routes sur lesquelles il s'entraiîe actuellement, il y a très souvent couru avec Tia Cref et Slipstream quand ces équipes évoluaient tant dans le circuit nord-américain que sur le sol de la vieille Europe. « J'ai hâte de voir mon niveau par rapport à l'Europe » nous confie celui qui a déjà participé deux fois à Paris-Corrèze et qui a amélioré particulièrement ses capacités de grimpeur sans le vouloir. « Tout simplement en déménageant à Bromont où le terrain n'est pas souvent plat ».


François Parisien
photo : Daniel Fertin. Tous droits réservés. ©

Dans le but de préparer les deux épreuves du Pro Tour dans la belle province, il est heureux de revenir en Europe car « il n'y a rien en ce moment en Amérique » et que la forme est là, prenons-en comme preuve sa seconde victoire aux Mardis cyclistes de Lachine et un bon Tour de Beauce où il visait le général en s'échappant très longtemps et surtout une étape de cols en Californie « où je me retournais pour m'apercevoir que j'étais avec les 15 à 20 meilleurs grimpeurs de l'épreuve ». Il a déjà participé deux fois à Paris-Corrèze et se souvient parfaitement de ses échappées du premier jour. Cette année, il ne sait pas s'il va marquer une fois de plus la première étape mais une chose est sûre, cette année il voudra finir « pour me démontrer ce que je vaux en Europe ».


Simon Lambert Lemay
photo : Daniel Fertin. Tous droits réservés. ©

« Je me sens bien » avoue immédiatement Simon Lambert-Lemay qui est dans l'équipe le « régional de l'étape ». En effet, on se souvient que celui qui est tout excité de revenir ici, a habité dans les Flandres pendant deux printemps et qu'il y a appris quelques ficelles. « J'ai déjà retrouvé quelques amis et ce soir je vais appeler Frankie chez qui j'étais logé car c'est sa fête » sourit-il en constatant que sa première année chez Spidertech a été très bénéfique. Il y a appris à travailler pour la collectivité, à se sacrifier mais avec la satisfaction d'obtenir de bons résultats pour ses leaders. « Maintenant j'ai envie de garnir mon palmarès cette année » ajoute ce jeune qui vient de fêter ses 20 ans et qui n'a pas oublié d'amener avec lui ses cahiers et devoirs d'écoliers. Notons que du 7 au 11 août il participera au Tour de Namur avec la sélection canadienne où il retrouvera les autres Québécois, Hugo Houle, Arnaud Papillon et Michael Joannisse.

La forme est revenue pour Keven Lacombe qui va retrouver la compétition après la mononucléose qui l'avait éloigné des pelotons depuis le début de la saison. Si l'on prend l'exemple récent de Sylvain Chavanel sur le Tour, on peut espérer beaucoup de belles choses pour le grand ami de l'autre sprinter Martin Gilbert. Tout est décalé forcément dans la saison de Keven mais l'objectif est toujours le même : gagner. « Je n'ai jamais été aussi en forme que cet été, mais je ne peux pas dire où j'en suis » affirme celui qui s'entraîne très souvent avec Martin Gilbert : « des fois, il reste même dormir à la maison ! ». La course de Bochum, dans la Ruhr, semble être une éventualité mais s'il faut se sacrifier pour l'équipe Keven n'hésitera pas. Quant aux deux courses québécoises en septembre il nous déclare que celle de Québec l'attire plus car elle a un dénivelé beaucoup moins accentué qu'à Montréal.


David Boily
photo : Daniel Fertin. Tous droits réservés. ©

David Boily est le petit dernier de la bande mais le premier dans le cœur de Jean-Yves Labonté qui ne tarit pas d'éloges sur ce jeune. « Je pensais connaître pas mal de choses mais avec l'équipe j'ai appris beaucoup, avant je n'étais qu'un amateur sans équipe » annonce David comme premier bilan de sa saison. Après avoir commencé par le patinage artistique, comme sa mère, il se tourne ensuite à l'âge de 15 ans vers le cyclisme que son père a pratiqué en compétition pendant 10 ans. Son passage sur les patins lui a tout de même apporté quelque chose dans le vélo : « cela m'a aidé à être fort mentalement » et cela est important dans le sport qu'il a choisi en mettant complètement les études de côté pour le moment pour se consacrer « à 100 % pour le vélo pour ne pas avoir de regrets plus tard ».


Guillaume Boivin
photo : Daniel Fertin. Tous droits réservés. ©

Guillaume Boivin connaît aussi la Belgique mais lui a couru pour une équipe wallonne. De tous les Québécois il est certainement celui qui a la plus grande culture cycliste dans le sens où nous l'avons de ce côté la mare. En plus c'est un bagarreur, il ne laisse rien. « J'espère être sélectionné pour le Pro Tour mais je vais participer ici comme si je l'étais » nous avoue-t-il d'emblée avant de dresser lui aussi un premier bilan. Celui que j'avais qualifié de guerrier de Longueuil après son Paris Roubaix junior, qu'il avait été le seul à finir dans son équipe, apprécie fortement l'esprit qui règne au sein de Spidertech, un climat propice au bon travail. Sur le Paris Corrèze il va tenter une échappée car il se sent bien pour le moment. « J'ai lu le palmarès, Pierre Hutsebaut m'en a parlé... », quand on vous disait que Guillaume avait une culture vélo !


Martin Gilbert
photo : Daniel Fertin. Tous droits réservés. ©

Martin Gilbert connaît plus les pistes d'Europe que les routes ! Il a déjà couru de ce côté de l'Atlantique mais c'était toujours dans le cadre d'une préparation à la piste. « C'est la première fois que je viens ici avec des objectifs » confie l'Olympien de Châteauguay. « Steve voudrait que l'on s'implante en Europe pour satisfaire à la fois les organisateurs et nos partenaires » poursuit celui qui avait battu Thor Hushovd au Tour du Missouri l'an passé et qui admet que son Directeur Sportif a raison quand il affirme que son équipe peut aspirer aux grandes courses du calendrier. En attendant Martin est prêt, les meilleurs sprinters européens vont peut-être découvrir la roue arrière de son nouveau prototype Argon 18 avec lequel il est venu et sur lequel il se sent déjà bien.


Eric Boily
photo : Daniel Fertin. Tous droits réservés. ©

Encore un qui habite Bromont, pourtant Eric Boily est originaire de Chicoutimi. Les courses en Europe il connaît déjà, mais jamais il n'était venu avec son équipe, en 2007 et 2008 il a participé au Tour de l'Avenir avec la sélection nationale, sélection qui l'avait retenu également pour les Mondiaux. « Cette fois je viens dans le but de me qualifier pour le Pro Tour » reconnaît Eric pour qui la course qui le fait le plus rêver est le Tour des Flandres pour l'ambiance et surtout car « celui qui gagne est toujours le plus fort ». Vu le profil de Paris Corrèze le premier jour doit mieux convenir au puncheur qu'il est. « La forme est là, je n'ai peur de rien, un coureur européen possède un vélo comme le notre avec deux roues ». Il est vrai qu'Eric a déjà battu des Européens il y a peu, à la coupe des Nations en 2009, en plus c'est son meilleur souvenir cycliste.


Bruno Langlois, François Parisien et David Boily
photo : Daniel Fertin. Tous droits réservés. ©

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Note du webmestre :
Devant rentrer agrave; Cambrai, Daniel a manqué de temps pour faire toutes les photos et les entrevues qu’il comptait rapporter. Ainsi il n’a pas de photo de Keven. Ni pu noter les impressions de Bruno. Il compte bien se reprendre à un moment donné pendant leur séjour en Europe.


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