Steve Bauer connaît parfaitement la Flandre et ses courses, il explique tout à Martin au d épart
photo : Daniel Fertin

La bonne journée de Keven Lacombe

Daniel FERTIN

Après-la mi-août en Bretagne pour les Spidertech et au lendemain d'un vol qui a amenés les Kelly Benefit pour la seconde fois cette année en Europe, place à une épreuve UCI 1.1 le Grand Prix de la ville de Zottegem, le 74ème du nom !

Au palmarès de l'épreuve que des noms de sprinters, l'an passé Nico Eeckhout, mais aussi au hasard des dernières années Sentjens, Thomas Dekker, Gino Van Hooydonck... Sur le stationnement des voitures et des camions des équipes, peu de coureurs français, ils ne sont que quatre, Steve Houanard et David Deroo chez Skil Shimano, David Boucher pour Landbouwkrediet et Sébastien Habonnier avec les Luxembourgeois de Differdange. Par contre les Québécois sont nombreux, à la « colonie » de Steve Bauer est venu s'ajouter David Veilleux avec son équipe Kelly Benefit, tout juste donc débarquée de l'avion la veille.

7 Québécois : Simon Lambert-Lemay (dossard 122) sur son terrain « oui mais c'est tout de même une 1.1 » avoue-t-il, Eric Boily (123) qui juste sur la ligne de départ se voit tendre un téléphone par un spectateur qui lui passe un de ses amis, Guillaume Boivin (124) tout auréolé de ses 2 victoires d'étape en Bretagne est attendu ici par un public connaisseur, Martin Gilbert (126) retrouve ses sensations et sait que c'est une épreuve qu'il peut dompter, Keven Lacombe (127) est en forme, sa blessure n'est plus qu'un lointain souvenir, quant à « Papy » François (129) il a le moral inversement proportionnel à la météo.


Eric Boily… au téléphone !
photo : Daniel Fertin

Le septième fleur de lysé, David Veilleux, retrouve ses voisins de stationnement avec le sourire, en effet, sans le vouloir, les deux équipes nord-américaines se sont garées les unes à côté des autres, une aubaine pour les chasseurs d'autographes qui n'ont pas souvent la chance de voir dans leur univers des équipes ayant traversé l'Atlantique !


Guillaume Boivin était attendu par les chasseurs d’autographes, maintenant il est reconnu
photo : Daniel Fertin

Le parcours est typiquement flamand. Une grande boucle de 43,800 km avec 2 secteurs pavés de chacun 2000 mètres, et 4 monts, de quoi lancer la course, surtout quand la pluie arrive par intermittence. Cette première partie fait la sélection, Guillaume crève de la roue arrière, le temps que Steve puisse le dépanner sur ces petites routes il se retrouve assez loin mais veut revenir.


photo : Daniel Fertin

Ceux qui ont eu la chance d'être devant vont animer les différents circuits locaux sur lesquels sont proposés deux montées la Grotenbergenstraat (la rue du grand mont) 875 m à 8 % puis le Vlamme, 500 m à 11,4 %. David Veilleux est en contre derrière un groupe de 11 coureurs où se trouve déjà son coéquipier Neil Shirley, pour eux deux le décalage ne semble pas peser ! David réussit la jonction mais le peloton jugeant qu'il y avait certainement trop d'hommes dangereux et surtout 4 équipes doublement représentées décide de revenir. De petites attaques sont notées sur radio-tour, les montées fatiguent les organismes. Guillaume Boivin est toujours là, il est quasiment impossible de revenir mais il se bat avant, comme beaucoup, de « mettre la flèche ». Par ce temps les crevaisons se succèdent, chez Spidertech on n'est pas épargné, loin de là, à chaque passage sur la ligne je note que la voiture de Steve roule pour se replacer dans la file des DS.

Le sprint est inévitable, les spécialistes sont encore nombreux. Pourtant la vitesse n'est pas très élevée selon Keven Lacombe qui, seul de son équipe, se demande comment il va s'y prendre. « Je me suis mis dans le sillage de David Veilleux mais personne n'est venu l'aider » poursuit Keven. Dans la dernière ligne droite David est embarqué dans une chute, plus spectaculaire que dramatique. « Il laisse un peu de peau sur la route de l'arrivée » selon le coureur d'Amos. Comme il n'avait plus d'atouts, et comme au poker, il a choisi de mener seul son sprint, face à deux équipiers Willems et un Differdange habitués à ce genre d'épreuves. Keven échoue au pied du podium.


David Veilleux
photo : Daniel Fertin

On dit souvent que le cyclisme est un sport individuel qui se pratique en équipe, c'était encore vrai hier. La preuve avec les Willems, mais malheureusement avec les Spidertech qui, si la malchance et les flats ne les avaient pas poursuivis, auraient pu placer un gars pour assister Keven.

Cette semaine pour les Spidertech un peu de repos bien mérité, cela ne veut pas dire farniente, et les Kelly s'envoleront demain pour la Norvège. Les deux formations se retrouveront mardi, sur un parcours tout différent, sur le GP des Marbriers à Bellignies.


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