Encore une victoire bretonne

Daniel FERTIN

La dernière étape de la Mi-août en Bretagne se déroule autour de Guerlesquin, terre des chevaliers et des bardes, petite cité de caractère dans le Parc Naturel Régional d'Armorique. Le ciel est nuageux mais la pluie ne semble pas vouloir s'inviter dans ce joli coin du Finistère.

Ce matin la presse locale souligne la performance du Breton émigré Guillaume Boivin « Boivin voit double » pour le Télégramme, ou encore « Boivin continue la moisson », « Boivin remet ça » ou « Tabarnak il a remis çà ». Une chose est sûre, notre homme et son équipe auront marqué l'épreuve organisée par Rémi Madec. Pourtant, curieusement, à la lecture du livret de présentation, on parle des Cofidis et des Bretagne Schuller, aucune équipe bretonne n'est oubliée, et quand on passe aux formations étrangères on cite les Européennes mais pas de traces des Spidertech ! Dès les trois premiers jours l'objectif de Steve Bauer est atteint « se faire voir pour prouver que nous avons notre place ici ».

Après un départ rapide c'est l'Australien Jack Anderson qui tente de se faire la belle, il est 6ème au général, à 28 secondes, et malgré un renfort il rentre vite dans le rang. Les kilomètres qui suivent semblent des copier-coller des débuts des premières étapes, les mêmes noms reviennent Tristan Valentin (Cofidis), Fukushima (Geumsan Ginseng). La course est lancée quand un groupe de 12 à forte consonance celte se retrouve devant : Tristan Valentin (Cofidis), Shinichi Fukushima (Geumsan Ginseng), Gregory Brenes (Centre Mondial du Cyclisme), Erwan Brenterch, Colin Menc Molina et Thomas Lebas (AVC Aix), Julien Jégou (Côtes d'Armor), Mathieu Cloarec (UC Briochine), Anthony Vignès (Team U Nantes), Romain Guillemois (Vendée U), Connor McConvey (An Post-Sean), Vincent Ragot (AC Lanester).

L'écart avec le peloton peut augmenter car le mieux placé au général est Colin Menc Molina qui était déjà en forme au début du mois au Tour d'Alsace. A l'entrée sur le circuit final, 10 boucles cette fois, le peloton est à plus de 4 minutes. Bien peu ont intérêt à rouler, les Cofidis ont un gars devant, les Bretagne Schuller ont beaucoup d'avance au général et ne rouleraient que pour la victoire d'étape. Les Spidertech ? Lors de la seconde étape ils ont fait tout le travail sans aucune aide et l'on peut penser qu'avec 2 victoires d'étape et le maillot vert ils ont déjà réalisé une belle performance.

Du fait, on va se battre pour l'étape devant, et derrière peut-être pour faire évoluer le classement général. A 60 km du fil l'avance des 12 est de 5 minutes. En passant en tête du dernier mont Shinichi Fukushima s'adjuge définitivement le classement des grimpeurs. S'il y avait eu un classement des papies, à 39 ans, le Japonais n'aurait pas eu beaucoup d'adversaires.

Quand l'écart passe sous les 4 minutes, les Bretagne Schuller se mettent à rouler, les Rapha leur donnent un coup de main car Dan Craven (Namibie) et Darren Lapthorne sont rapides au sprint et ils ne veulent pas avoir traversé la Manche pour rien. Sous l'impulsion de ces 2 équipes l'écart passe sous les 3 minutes à 35 km. Dix kilomètres plus loin les chances des sprinters augmentent de plus en plus à moins qu'un des 3 coureurs d'Aix-en-Provence tente sa chance au dernier moment. L'écart passe sous la minute à 7 km. Au bout de 10 passages les sprinters ont eu le temps de prendre leurs marques. Hier soir Guillaume Boivin était assez enthousiaste à l'idée de battre le record de victoires de Steve sur une mi-août.

Valentin, puis Jegou, puis Fukushima tentent leur chance. C'est finalement un ancien Champion de Bretagne, Vincent Ragot qui l'emporte, l'échappée aura été jusqu'au bout, le peloton échouant à quelques secondes.


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