21 février 2004


Luc Gauthier, président du Groupe AVP.
photo : Yvan Tremblay

En peloton pour mieux
affronter la concurrence

Après avoir regroupé plus d'une trentaine de marchands indépendants de vélo, Groupe AVP fait maintenant dans le plein-air, avec pour dessein de permettre aux petits boutiquiers québécois de soutenir la concurrence des grandes surfaces, comme Mountain Equipment Coop (MEC) ou Atmosphère, du Groupe Forzani.

Alain Bisson

Créée il y a six mois, la division Convergence d'AVP a déjà recruté 15 commerçants de plein-air à travers la province pour s'intégrer à son groupe d'achats. Les trois magasins Le Yéti, Ski Vélo Vincent Renaud, de Magog, et la Vie Sportive, de Québec, tous déjà membres de la division Intercycle (vélo) d'AVP, en font partie.

« L'ouverture de grandes boutiques comme celles de La Cordée, de la MEC ou d'Atmosphère rend encore plus criant le besoin pour les plus petits de se regrouper et de se donner un meilleur pouvoir d'achat », soutient Luc Gauthier, président-directeur général d'AVP.

Selon lui, les grands magasins, grâce au volume d'achats qu'ils proposent aux fournisseurs de vêtements et de matériel, sont en mesure de s'assurer des exclusivités et de meilleurs prix sur des produits qui ne deviennent plus disponibles aux autres.

« Nous voulons nous battre avec les mêmes armes et choisir nous aussi des fournisseurs privilégiés. En même temps, nous pourrons garder des marques que nous poussons depuis des années », a ajouté M. Gauthier.

Création d'AVP en 1987
Pierre Primeau, de Primeau Vélo, et trois autres marchands de vélos ont fondé AVP en 1987.

Dix ans plus tard, Le Journal de Montréal racontait l'histoire du regroupement, alors composé d'une trentaine de marchands de vélos, tout comme aujourd'hui.

Le chiffre d'affaires consolidé du groupe était alors de 20 M$. Les activités vélo d'AVP (regroupées dans la division Inter-cycle, créée l'année dernière) ont atteint 25 M$ en 2003.

AVP a-t-il fait du surplace dans le domaine du vélo? « Avec une trentaine de membres, nous avons presque atteint le point de saturation au Québec », soutient M. Gauthier.

« Nous ne voulons évidemment pas avoir sous la bannière des commerces situés trop près les uns des autres. Nous avons tenté une percée en Ontario au cours des dernières années, niais l'expérience n'a pas été couronnée de succès, entre autres à cause de la barrière de la langue », soumet-il.

AVP n'a toutefois pas lancé la serviette et réalise actuellement une étude de marché pour l'Ontario et la Colombie-Britannique. La société lorgne également du côté des Maritimes.

Une société distincte
Selon Pierre Primeau, le Québec est une société distincte en matière de vélo.

« Partout ailleurs en Amérique du Nord, les ventes sont en baisse de l0 à 15 % par année. Au Québec, c'est l'inverse. Les Américains viennent nous voir pour savoir comment nous nous y prenons », dit-il.

Et quelle est la recette du succès?

« Nous, on ne vend pas des vélos, on vend du plaisir », répond M. Primeau.

«Vélo Québec, le Grand Tour et le Tour de l'Île ont fait un travail colossal pour la promotion de l'activité » ajoute-t-il.

Résultat: les trois boutiques Primeau Vélo ont fait bondir leur chiffre d'affaires de 50% 1997, à 5 M$ par année.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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